Un fléau qui pénalise en premier les pauvres
Bolivie: Mgr Solari condamne la corruption
La Paz, 16 septembre 2004 (Apic) La corruption est un mal terrible dont les conséquences affligent particulièrement les pauvres, estime Mgr Tito Solari, archevêque de Cochabamba, en Bolivie.
«Qui vole aux sans défense n’a pas connu Dieu et n’a pas reçu son message d’amour», a estimé Mgr Solari, qui président mercredi un «Te Deum» à l’occasion du 194ème anniversaire de la fondation de la ville de Cochabamba, capitale du département bolivien du même nom.
Devant de nombreux fidèles, y compris le président de la République Carlos Mesa et quelques ministres, Mgr Solari a souligné que le respect, l’honnêteté, l’attention envers son prochain sont les fruits de l’amour du Seigneur pour les hommes. «La corruption au contraire est la négation directe de cet amour» a ajouté le prélat, «c’est l’appropriation de biens qui ne nous appartiennent pas, c’est le vol et le préjudice contre le plus faible, le plus pauvre, celui qui ne peut se défendre».
Pour combattre ce fléau, suggère l’archevêque, «il faut procéder à un changement intérieur basé sur l’éducation aux valeurs chrétiennes authentiques». «C’est la seule voie pour progresser dans le troisième millénaire, il n’y en a pas d’autres».
En conclusion, Mgr Solari a estimé que la société de consommation effrénée, le manque d’emplois, la désintégration de la famille ont contribué à créer un climat d’insécurité au niveau planétaire. «Ce n’est qu’en résolvant les causes que l’on peut faire face aux effets; dans le monde d’aujourd’hui, l’insécurité se nomme terrorisme, chez nous elle a d’autres noms mais la base est la même: le manque d’attention envers les plus nécessiteux». (apic/misna/pr)



