Brescia : Le pape appelle à un réveil des consciences en matière d’éthique matrimoniale

Un rappel de l’encyclique «Humanae Vitae»

Brescia, 21 septembre 1998 (APIC) Avant de quitter Brescia, dimanche en fin d’après-midi, Jean Paul II s’est adressé aux représentants de la pastorale familiale et scolaire pour appeler à une promotion de la famille passant par un réveil des consciences sur les critères de «l’éthique matrimoniale et familiale ” L’Eglise «n’a pas la prétention d’imposer ’sa’ discipline , a-t-il dit, mais elle a «la conviction de proposer à nouveau aux consciences une vérité que tous peuvent accueillir dans l’intime d’eux-mêmes «.

Le pape a souligné la responsabilité chrétienne vis à vis de la famille face au relativisme actuel. «Aujourd’hui, justement, a-t-il souligné, la famille, dans le cadre d’un rapide changement des moeurs et d’un relativisme éthique diffus, est l’objet de poussées destructrices qui en minent les fondements mêmes». Et de renvoyer à un modèle, le bienheureux Giuseppe Tovini, le laïc qu’il était venu béatifier, ” époux exemplaire ” et père de dix enfants, qui sut faire de sa famille une «véritable Eglise domestique», par ailleurs ardent défenseur de l’école catholique, d’une école animée par la vérité chrétienne.

Jean Paul II a fait aussi appel à un maître, le pape Paul VI, également originaire de Brescia, pour son enseignement dans le domaine de la morale familiale. Il a rappelé la nécessité de «retrouver le sens du mariage comme pacte d’amour par lequel un homme et une femme se lient publiquement et pour toujours, de façon ordonnée à leur réciproque accomplissement et à un service responsable de la vie».

Le pape a rappelé que le mariage en tant que tel est inscrit dès l’origine dans le plan de Dieu . En tant que signe d’un amour authentique, il ne peut être un choix temporaire, car il implique toute l’existence des époux, en les respectant et en intégrant leurs spécificités masculine et féminine «.

Accueil des naissances

Evoquant l’encyclique «Humanae Vitae» de Paul VI, le pape a encore souligné l’urgence d’aider les conjoints à accueillir le lien qui unit leur don réciproque et le service de la vie, d’éveiller leur sens de la responsabilité dans l’accueil des naissances. Il a conclu en encourageant les fidèles à «aller à contre courant «, dans la pastorale familiale comme dans celle de l’éducation. (apic/cip/imed/ba)

21 septembre 1998 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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