Brésil: 100 millions de Brésiliens élisent leur président lundi (290994)
Sao Paulo, 29septembre(APIC) (Eugenio Menezes, correspondant de
l’agence APIC au Brésil) Tout le monde au Brésil, trois jours
avant les élections générales, est dans l’expectative. Les résultats
confirmeront-ils les derniers sondages selon lesquels le sénateur Fernando
Henrique Cardoso pourrait être élu président du Brésil au premier tour
déjà?
Lundi, le corps électoral brésilien, composé de 100 millions de personnes
(le droit de vote est accordé dès la 16e année)devra choisir le futur président de la République, les gouverneurs des 26 Etats et du district fédéral de Brasilia, 30 sénateurs, sans oublier les 513 députés fédéraux et les
1100 députés de tous les Etats. Partout cependant l’attention se porte
principalement sur le choix du président de la République, du fait qu’il
s’agit de la deuxième élection présidentielle après plus de 20 années de
dictature militaire. Cependant un climat de désilusion envers la politique
se voit sur le visage de beaucoup de Brésiliens, encore marqué par l’épisode qui obligea le président Collor à démissionner, pris, la main dans le
sac, en pleine corruption financière. Cette déception avec la politique,
estiment certains observateurs, pourrait mener 20% du corps électoral à déposer un bulletin blanc ou nul dans les urnes.
Les derniers sondages
Le 30 juin dernier, le candidat Luis Inacio da Silva, connu partout sous le
surnom de «Lula», du Parti des Travailleurs (PT), recueillait 40% des intentions de vote et Fernando Henrique Cardoso , du Parti social démocrate
brésilien (PSDB) arrivait en deuxième position avec seulement 20% des intentions de vote. Le 1er juilet, le gouvernement lançait une nouvelle monnaie nationale, le REAL, dans une tentative de rétablir l’économie et de
faire un sort à la traditionnelle inflation galopante. Les médias au Brésil
qui sont au Brésil dans les mains de neuf familles, commencèrent à démontrer très fortement les avantages du Plan Real en montrant que la chute de
l’inflation ( en septembre seulement 1,51 %, un véritable mairacle) et une
possible augmentation du pouvoir d’achat des travailleurs qui gagant le salaire minimum (cu reais). Résultat: Quatre jours avant les élections, Fernando Henrique Cardoso obtient 47% des intentions de vote, selon l’un des
meilleurs intituts de sondage et Lula n’a plus que 23% d’intentions de vote. Si l’on aditionne les votes de Lula et des huit autres candidats, les
sondages parlent de 39% seulement. Si rien d’extraordinaire ne survient
avant lundi, si les instituts de sondage ont fonctionné correctement, Fernando Henrique Cardoso (FHC) pourrait être vainqueur dès le 1er tour.
Dans les rues de Sao Paulo, les opinions des gens sont significatives,
mais parfois divergentes: «L’inflation est terminée, nous avons enfin une
monnaie forte, la vie s’améliore, je ne peux que voter en FHC . On ne sort
pas d’une équipe qui gagne», affirme un conducteur de taxi. Un autre est
plus pessimiste. «Tout cela est pure invention de la télévision. Dans le
marché de mon quartier les prix montent, mais mon salaire reste fixe. Quand
les élections seront terminées, on va retrouver la situation antérieure. A
la sortie du métro, un vendeur ambulant lance à la cantonnade, quelque peu
dubitatif et méfiant: «Quand le gouvernement lance un plan, au commencement
tout va bien, mais après…attention ça va barder»! Un groupe d’étudiants ,
près de l’Université catholique (PUC), discute avec passion: «Encore une
fois le peuple va se faire gruger. Seul «Lula» a la possibilité de mettre
la politique au service des pauvres, et de favoriser leur participation aux
chagements sociaux. Mais reconnaissons qu’il est difficile d’expliquer cela. Le peuple est vraiment enthousiaster avec la nouvelle monnaie>. A la
foire, une vendeuse crie: «Voila déjà deux mois qu’un même paquet d’oranges
coûte 1 réal. Prenez les oranges avec le prix réal». nous avons confiance
en notre pays. Mois je vote pour Fernando. Mais à l’intérieur du métro, un
employé de banque dit à ses collègues: les licienciemenst vont continuer
dans les banques, Le peuple a léa mémoire courte. Il suffit que d’observer
que la grande partie des gens corrompus qui appuiaient Collor sont maintenant dans la barque de Fernando Henrique».
La majorité des chefs d’entreprise appuient FHC. Une des meilleures
revue d’économie «Exame» a publié une enquête qui indique que toutes les
perspectives de croissance économique et des investissements (nationaux et
internationaux) seront en hausse si Cardoso est élu. La puissante
Fédération des industries de Sao Paulo (FIESP) a payé une propagande de
trois minutes dans toutes les télévisions du pays qui proclame à tout
instant: «Tous les Brésiliens sont satisfaits avec le nouveau REAL. C’est
l’heure de mettre sa confiance dans le REAl! C’est l’heure de mettre sa
foi dans le
BRESIL !». Les quelques chefs d’entreprise qui appuient encore Lula ont



