Brésil: Campagne de l’Eglise contre l’avortement

Brasilia, 8 février 2008 (Apic) Les évêques brésiliens ont lancé au premier jour de la Campagne brésilienne de Carême, mercredi, une offensive contre l’avortement. La CNBB, la Conférence nationale des évêques du Brésil, entend par là empêcher le parlement du pays d’approuver une loi plus permissive. Des projets dans ce sens étant à l’étude. L’avortement n’est pour l’instant autorisé qu’en cas de danger de mort pour la mère ou lorsque la grossesse résulte d’un viol. Selon la Fédération internationale du planning familial (IPPF), plus d’un million d’avortements clandestins sont annuellement pratiqués au Brésil.

New York : L’offensive de Mgr Migliore à l’ONU pour le plein emploi

« Le chômage offense la dignité de l’homme »

Rome, 8 février 2008 (Apic) L’absence de plein emploi et de travail décent «offense la dignité de l’homme», a indiqué le 7 février Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies. Le diplomate est intervenu à New York devant la Commission du développement social qui débattait sur le thème : ’plein-emploi et travail décent pour tous’.

«Le manque de plein emploi et de travail décent avec la pauvreté et la désintégration sociale qui s’y associent offensent la dignité de l’homme», a ainsi affirmé Mgr Celestino Migliore. Soulignant les changements rapides qui caractérisent désormais la situation économique mondiale, il a affirmé qu’il fallait trouver les moyens de «protéger les familles et les travailleurs à faible revenus» qui sont les plus affectés par les périodes de difficultés économiques.

Souhaitant une nouvelle fois que «la priorité» soit donnée aux pauvres, le diplomate du Saint-Siège a rappelé qu’»une bonne société est jugée à la manière dont ceux qui ont des responsabilités répondent aux besoins de ses membres les plus vulnérables». Il a alors souhaité que la priorité soit donnée à «des politiques économiques qui aident les travailleurs à faibles revenus à vivre dans la dignité».

Aider les plus pauvres, a encore expliqué Mgr Migliore, est «une question de justice et de solidarité», mais «c’est également une mesure financièrement solide pour stimuler les économies nationales et le commerce international». Cependant, a-t-il prévenu, «une telle aide peut être efficace seulement si les mesures prises par les économies les plus fortes n’aggravent pas la situation des économies en développement».

L’observateur permanent du Saint-Siège a estimé qu’il fallait créer un environnement et des structures permettant aux populations de participer activement à la prise de décisions. «Nous pouvons seulement obtenir la confiance des gens si nous les écoutons et nous tenons compte concrètement de leurs besoins», a également insisté Mgr Migliore. (apic/imedia/ami/pr)

8 février 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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