L’ami de longue date lève un voile sur la personnalité de Lula

Brésil: L’éloge de Frei Betto au nouveau président brésilien

Rio, 10 janvier 2003 (APIC) Le religieux et théologien dominicain Frei Betto ne tarit pas d’éloges sur le nouveau président du Brésil, Luis Inacio «Lula» da Silva, vainqueur des dernières élections à la tête de son Parti des travailleurs. Ami personnel de Lula, le religieux brésilien relève que le nouveau président est l’espoir des pauvres, et qu’il protège sa foi avec la même discrétion qu’il met à protéger sa famille des médias.

«Voici pourquoi j’ai confiance en Lula». C’est ainsi que l’on pourrait résumer un article de Frei Betto qui, pour le premier numéro de la revue «Latinoamerica» sorti vendredi à Rome, décrit le profil de Lula.

Frei Betto a été témoin de beaucoup de moments importants de la vie politique du nouveau président. Il a partagé avec Lula de nombreuses initiatives et espoirs de rachat social pour les pauvres du Brésil. Frei Betto et Lula ils se sont connus quand l’un était leader syndical des travailleurs et l’autre responsable de la pastorale ouvrière.

C’est la seconde fois qu’un homme du peuple gouverne ce pays, rappelle le religieux, après le gouvernement de Nilo Pecahna (1909), fils d’un boulanger. «Nilo avait connu la pauvreté. Lula, élu à la grande majorité des voix, a connu la misère. Ayant survécu aux grandes souffrances du peuple brésilien, Lula est aujourd’hui un victorieux».

«La formation religieuse de Lula – écrit Frei Betto – a favorisé son rapprochement de la pastorale ouvrière. Dévoué à Jésus et à Saint François d’Assise, Lula aime prier, il est habitué à faire le signe de la croix avant les repas, et il n’a jamais manqué la messe du travailleur célébrée le 1er mai dans l’église mère de Sao Bernardo do Campo. Il protège sa foi avec la même discrétion qu’il aime à protéger sa famille de l’assaut des médias».

Après sa victoire aux élections présidentielles, témoigne encore Frei Betto, «après avoir soufflé les bougies et mangé le gâteau pour fêter son 57e anniversaire, nous avons récité ensemble le Pater noster et le Psaume 72, dans la version de Frère Carlos Mesters: «Celui qui gouverne bien écoute la requête des peuples». (apic/misna/pr)

10 janvier 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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