Brésil: Les Eglises brésiliennes louent la nouvelle Constitution bolivienne
Qui qualifie l’eau de «droit fondamental de la personne»
Belém, 4 février 2009 (Apic) Les Eglises du Brésil ont soutenu une disposition de la nouvelle Constitution bolivienne qui qualifie l’eau de «droit fondamental de la personne» qui ne saurait appartenir à des entreprises privées. Elles estiment que les autres pays devraient suivre cet exemple.
«Nous appelons tous les pays du monde à incorporer aussi dans leur législation le droit à l’eau en tant que droit universel et bien public», ont indiqué la Conférence nationale des évêques du Brésil (catholique) et le Conseil national des Eglises chrétiennes du Brésil.
Les deux organisations d’Eglise ont lancé leur appel dans un communiqué commun publié durant le Forum social mondial (FSM), un rassemblement international s’opposant à la mondialisation de l’exploitation, tenu à Belém, au nord-est du Brésil, du 27 janvier au 1er février.
Le communiqué, cité mercredi 4 février par l’Agence oecuménique ENI, a été publié au lendemain de l’approbation du référendum le peuple bolivien, à près de 60 % des suffrages. Ce qui constitue une large victoire pour le président Morales.
Cette Constitution vise à donner à la majorité autochtone du pays davantage de pouvoir et permet au gouvernement un meilleur contrôle des ressources naturelles, y compris de l’eau. Ce référendum a été combattu par la droite et les milieux oligarchiques du pays.
Figurant parmi les présidents latino-américains présents à Belém pendant le FSM, le président bolivien Evo Morales a loué la Constitution, qui, a-t-il affirmé, établit que les services de base tels que l’eau, la santé et l’éducation sont des droits de la personne qui ne pourront jamais être privatisés.
«L’Eglise doit relayer la lutte en faveur de l’eau», a déclaré Aasa Elfström, représentante du Réseau oecuménique de l’eau, organisation mondiale d’agences et de mouvements chrétiens. (apic/eni/pr)



