Les prélats ont rencontré Lula, sans grands effets
Brésil: Les évêques invitent leurs compatriotes à s’unir au jeûne de Mgr Cappio
Brasilia, 14 décembre 2007 (Apic) Les évêques brésiliens appellent leurs compatriotes à s’unir au jeûne de Mgr. Luiz Cappio, au nom de sa vie et de sa santé et en signe de solidarité pour la cause qu’il défend.
’L’espérance ne trompe point», écrit le Conseil de la Pastorale de la Conférence épiscopale du Brésil (Cnbb) sur le «jeûne solidaire» commencé le 27 novembre par Mgr. Luiz Flavio Cappio, évêque franciscain de Barra (État de Bahia/Brésil) contre le projet de détournement du fleuve Saõ Francisco, troisième cours d’eau du Brésil.
Le jeûne et la prière de Mgr. Cappio, lit-on dans un communiqué cité par Misna et signé par Mgr. Geraldo Lyrio Rocha, président de la Cnbb, Mgr. Luiz Soares Vieira, vice-président de la Cnbb et Mgr. Dimas Lara Barbosa, Secrétaire général de la Cnbb, «sont motivés par l’esprit de berger qui aime son peuple.
Selon les évêques, Mgr. Cappio «porte sous les projecteurs l’impact entre deux modèles opposés de développement: d’un côté, un modèle participatif et durable qui valorise l’agriculture domestique et la préservation de l’environnement; de l’autre, celui qui privilégie l’agro et l’hydro-business, comportant de graves conséquences environnementales et sociales car il exploite le peuple et détruit les fleuves et les forêts.
La Conférence épiscopale brésilienne, dont une délégation a été reçue mercredi par le président Luiz Ignácio Lula da Silva, rappelle avoir affirmé la nécessité de poursuivre le dialogue sur le projet de détournement des eaux du fleuve et avoir également mis l’accent sur l’importance de sa «revitalisation» et de la garantie que toute la population ait accès à une eau de bonne qualité «en tant que droit de l’homme et bien public».
Propositions alternatives
Pour les évêques, un gouvernement démocratique a la responsabilité d’interpréter les aspirations de la société civile pour le bien commun, d’offrir à ses citoyens la possibilité effective de participer aux décisions, d’accueillir et de respecter les mesures judiciaires dans un climat pacifique.
Les évêques estiment nécessaire d’examiner d’autres propositions alternatives, socialement appropriées et indispensables, qui soient présentées par des organismes gouvernementaux, des experts et des mouvements sociaux, à moindre coût et comportant la possibilité qu’un plus grand nombre de personnes et de communes en bénéficient».
Le 12 décembre 2007, par une ordonnance provisoire, le tribunal fédéral de la région de Brasilia avait décrété l’arrêt des travaux de détournement du fleuve Sao-Francisco. Plus de 6’000 personnes s’étaient rendues le 10 décembre à Sobradinho, auprès de Mgr Cappio, pour lui exprimer leur soutien. Il avait annoncé qu’il ne mettra un terme à son jeûne que lorsque les unités militaires chargées de mener les travaux se seront retirées. Ce qui n’est pour l’heure pas le cas. (apic/misna/arch/pr)



