Trois monastères de bénédictines dans la forêt brésilienne

Brésil: Les premiers monastères s’implantent en Amazonie

Porto Vehlo, 3 août 1999 La présence des contemplatives bénédictines est une grande nouveauté dans l’Eglise amazonienne dont se réjouit Mgr Moacyr Grechi, 63 ans, nommé archevêque de Porto Velho, dans le sud-est de l’Amazonie, après avoir été pendant 26 ans à la tête du diocèse de Río Branco.

Dans l’histoire de l’évangélisation de l’Amazonie la présence des religieux a joué un rôle décisif «car sans eux, l’existence et la vitalité de l’Eglise n’auraient pas été possibles», reconnaît Mgr Grechi. Depuis le début il y a eu une forte «présence religieuse féminine, engagée dans le travail pastoral, les écoles et les hôpitaux».

Mais «aujourd’hui il y a quelque chose de radicalement nouveau : la présence de la vie contemplative. Les soeurs ont été les seules à avoir le courage de s’installer parmi nous. Les ordres masculins ne l’ont pas fait. Dans la région de Río Branco nous avons trois monastères contemplatifs de bénédictines. La réaction des gens est positive. Les soeurs sont accueillies et les prêtres trouvent également dans les monastères un cadre favorable pour se ressourcer spirituellement».

Pour l’archevêque, le défi le plus grand pour l’Eglise en Amazonie est d’entrer en contact avec les jeunes, qui sont une large majorité, «mais ceux qui veulent rester dans l’Eglise ne sont pas nombreux». Ce qui les touche, c’est avant tout un témoignage de vie simple, tel celui des moniales, et des personnes ouvertes à leurs problèmes, conclut-il. (apic/zn/mp)

3 août 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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