Le Brésil ne tourne pas la page des démons de la corruption
Brésil: On prépare l’ de Amorim, craint la Commission pastorale de la terre
Sao Paulo, 14 décembre 2000 (APIC) Le grand propriétaire terrien Jeronimo Alves de Amorim a quitté sa prison de Marituba pour être transféré dans une centrale de l’Etats de Goias. Un lieu de détention bien plus confortable, et où les évasions sont nombreuses, s’inquiète la Commission pastorale de la Terre de l’épiscopat brésilien. Le Brésil n’arrive pas à tourner la page aux démons de la corruption
Jeronimo Alves de Amorim, condamné le 6 juin dernier à 19 ans et six mois de prison par la Cour d’assises de Belem, dans l’Etat du Para, au Brésil, comme commanditaire de l’assassinat du syndicaliste Expedito Ribeiro de Souza, a été transféré le 13 novembre dernier de la prison centrale de Marituba (Para) à une Centrale de l’Etat du Goias, la CEPAIGO, pour être plus près de sa famille.
La CPT du Para s’étonne qu’un avis favorable ait été rendu par la représentante du ministère public, Maria José Rossy, et qu’une décision de transfert ait été prise par la juge de la 8e Chambre Criminelle de Belem, Maria Nazaré Gouvêa, car Alves est impliqué dans un autre procès en assises dans la juridiction de Xinguara, étant accusé d’être le commanditaire de deux autres assassinats.
La CPT, le Comité Rio Maria, les Eglises chrétiennes de Belem, les pastorales et organismes de la Conférence épiscopale brésilienne (CNBB) Norte 2 et du Mouvement des sans terre (MST) suivent cette affaire depuis le début pour que Alves soit jugé et que la famille de Ribeiro de Souza obtienne justice. Ces mouvements s’insurgent en constatant que non seulement le transfert d’Alves à la prison centrale de CEPAIGO >, mais,



