Forte criminalité policière

Brésil: ONG américaine critique le gouvernement brésilien en matière des droits de l’homme

Sao Paulo, 9 décembre 1998 (APIC) L’Organisation américaine des droits de l’homme «Human Rights Watch» (HRW) critique le gouvernement brésilien pour n’avoir pas appliqué le programme national des droits de l’homme au Brésil. Un programme lancé pourtant en 1996 par le président Fernando Henrique Cardoso. La permanence de la violence, de la corruption policière et de l’abus sexuel de jeunes sont les principaux problèmes dénoncés par l’ONG américaine.

«On a pu certes enregistrer quelques progrès dans l’éducation», déclare James Cavallaro, directeur d’HRW au Brésil. Mais le gouvernement fédéral reste le principal responsable pour la non-application du programme national des droits de l’homme au Brésil. Rien n’a été entrepris pour prendre en compte certaines propositions précises faites par des membres du Congrès.

Pour HRW, la violence policière est un problème très sérieux au Brésil. Dans la seule ville de Sao Paulo, 405 civils ont été assassinés sans procès par des policiers en 1997. Lors des cinq premiers mois de 1998, on a enregistré déjà 197 assassinats de ce type à Sao Paulo. Pour la ville de Rio de Janeiro, les chiffres sont encore plus révélateurs: De janvier à septembre 98, on compte 511 personnes froidement assassinées par des policiers. (apic/plp/ba)

27 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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