Brésil: Violence à Rio: on «disparaît» plus que sous la dictature
Rio de Janeiro, 20 août 2007 (Apic) La violence dans la ville brésilienne de Rio de Janeiro a fait 10’464 «disparus» depuis 1993, dont 7’324 en relation avec le trafic de drogue, révèle une étude publiée ces jours au Brésil. Ce chiffre est 54 fois plus élevé que le nombre de «disparus» durant la dictature militaire entre 1964 et 1985, qui a vu la «disparition» de 134 personnes (220 selon des ONG). Selon l’étude en question, la ville vit au rythme des affrontements entre bandes, entre groupes du crime organisé, les forces de l’ordre, les paramilitaires, les milices, toutes rivales pour le contrôle des favelas. L’étude estime que 1,5 million de personnes des favelas vivent sous le régime imposé par les trafiquants de drogue, qui font leur propre justice et dictent des sentences: mutilations, peine de mort, où le condamné doit lui-même creuser sa propre tombe. (apic/elc/pr)



