Un bon millier de pèlerins venus de tout le canton

Broc: Pèlerinage des Malades au sanctuaire de Notre-Dame des Marches

Broc, 1er juin 2005 (Apic) Un bon millier de fidèles venus de tout le canton de Fribourg, également de la partie alémanique, se sont rendus mercredi en pèlerinage à Notre-Dame des Marches, à Broc. Le traditionnel Pèlerinage des Malades a pris cette année un caractère plus solennel que d’ordinaire, car le sanctuaire marial, que firent construire en 1705 les trois frères Ruffieux – tous trois prêtres! -, célèbre cette année son 300e anniversaire.

Dans une atmosphère estivale, au pied de la dent de Broc et faisant face au Moléson et à la ville médiévale de Gruyères, les malades ont participé, dans la grande cantine installée devant la chapelle tricentenaire, à la célébration dont l’organisation est prise en charge par L’Oeuvre des Malades. Ces bénévoles s’occupent également du bien-être matériel des pèlerins, tandis que la partie spirituelle est assurée par les religieuses responsables de la pastorale de Notre-Dame des Marches.

Près de la moitié des pèlerins, mercredi, étaient en effet venus des homes médicalisés et des établissements médico-sociaux (EMS) de tout le canton. Les premiers rangs étaient d’ailleurs occupés par les personnes en chaise roulante. Comme chaque année, des élèves des classes primaires – cette fois-ci des écoliers de la commune gruérienne de Cerniat – participent au pèlerinage, pour favoriser le mélange des générations. Cette initiative est vivement appréciée par les personnes âgées, «un vrai rayon de soleil», précise à l’Apic le président de l’Oeuvre des Malades, William Wicht. (*)

Dans la cantine, décorée de multiples dessins d’écoliers, la messe, présidée par le chanoine Jacques Banderet, vicaire épiscopal, et concélébrée par une dizaine de prêtres, débute par le chant d’entrée qui donne le ton au pèlerinage, «Marie, la première en chemin». Dans son introduction, l’abbé Dariusz Kapinski, doyen de la Gruyère, parle de la Vierge des Marches – un nom qui vient d’un marais formé par les alluvions de la Jogne, de la Trême et de la Sarine – comme de «notre maman céleste».

«Nouthra Dona di Maortsè», l’hymne de l’abbé Bovet à Notre-Dame des Marches

«C’est cette maman qui nous conduit au Christ», poursuivra le chanoine Jacques Banderet. Dans son homélie sur la Visitation, le vicaire épiscopal a notamment rappelé que l’on ne trouve jamais le Seigneur dans la violence et les dissensions, mais dans l’harmonie et la paix.

La célébration s’est achevée par le célèbre chant de Notre-Dame des Marches. Ecrit en patois gruérien par l’abbé Joseph Bovet, «Nouthra Dona di Maortsè» suscite toujours l’émotion parmi les participants. Notons que le «troubadour fribourgeois» était un fervent du pèlerinage des Marches. Après la collation de midi, les pèlerins ont participé au chapelet et à la procession le long du chemin de croix qui monte vers la chapelle, en suivant les porteurs de la Vierge gothique du sanctuaire revêtue de sa tenue d’apparat. JB

(*) Cheville-ouvrière de l’Oeuvre des Malades, William Wicht, de Praroman- Le Mouret, a visité l’an dernier une cinquantaine d’EMS dans tout le canton, pour expliquer l’activité de son groupe de bénévoles. L’organisation, fondée il y a plus d’un demi-siècle, fait partie, depuis la réorganisation de 1999, du Rectorat de Notre-Dame des Marches. Elle met sur pied au printemps le Pèlerinage des Malades, en principe au mois de mai, et le Pèlerinage d’automne, en septembre, qui s’adresse en particulier aux familles. (apic/be)

1 juin 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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