Bruxelles: des étudiants de 32 nationalités à «Lumen Vitae» Réflexion
autour du «New Age»
Bruxelles, 21 septembre 1995 (CIP)
Les 19 et 20 septembre, c’était la rentrée académique dans les deux
départements d’enseignement que regroupe le Centre Lumen Vitae : l’Institut
international et l’Ecole supérieure de catéchèse.
L’Institut international rassemble cette année 106 étudiants et étudiantes
de 32 nationalités, soit 3 pour l’Asie, 2 pour le Proche- Orient, 56 pour
l’Afrique, 14 pour l’Amérique du Sud et 31 pour l’Europe. L’Ecole
supérieure de catéchèse, de son côté, a enregistré cette année une
trentaine de nouvelles inscriptions. Une cinquantaine d’autres étudiants,
déjà diplômés dans des branches profanes, suivent une formation
complémentaire pour l’enseignement religieux.
Autour du «New Age»
A la rentrée académique de l’Ecole, la leçon inaugurale était donnée par
l’abbé Benoît Lobet, directeur adjoint de l’Office Diocésain d’Enseignement
Religieux à Charleroi. Dans exposé sur le «Nouvel Age», B. Lobet a souligné
que l’engouement pour la sensibilité du Nouvel Age ne peut laisser
indifférents les futurs professeurs de religion.
Le courant du «New Age», en effet, véhicule un ensemble d’aspirations, de
techniques et de théories (ésotérisme, occultisme, gnosticisme, channeling,
etc.) qui mettent le christianisme devant un quadruple défi. Il invite les
chrétiens, tout d’abord, à renouer avec le meilleur de leur tradition
initiatique, qui est bien plus qúune simple instruction catéchétique. Il
les appelle à faire éprouver combien la vie chrétienne s’allie
indissociablement à l’épanouissement personnel. Il les encourage encore à
dépasser un rationalisme froid qui ne laisse pas suffisamment de place «aux
trouées de l’au-delà dans l’ici bas». Il les incite enfin à surmonter un
système dogmatico-disciplinaire trop rigide.
Le christianisme, a poursuivi le conférencier, pose aussi, à l’inverse, des
questions au «Nouvel Age». Contrairement aux tendances occultistes et
ésotériques, l’initiation dans le christianisme n’est pas une conquête;
c’est une grâce que l’on reçoit «sans fatigue, sans efforts pénibles, sans
actes de vertu extraordinaire», selon les mots de saint Jean Chrysostome.
L’initiation chrétienne n’est pas une «gnose», un savoir réservé aux
initiés, mais d’abord le don salutaire d’une relation personnelle à Dieu,
qui renvoie chacun au combat quotidien pour la fraternité.
Quant au «merveilleux», le christianisme n’y est pas opposé ; mais, au lieu
de chercher ce «merveilleux» dans les phénomènes exceptionnels, le chrétien
est invité à le découvrir dans ce qui fait l’ordinaire de l’existence.
Enfin, à l’inverse de la tendance syncrétiste propre au Nouvel Age, qui
aplatit les différences et conduit finalement au relativisme subjectif, le
christianisme se présente comme une communauté qui, bien que légitimement
diverse, partage un même symbole de foi.
A L’ATTENTION DE PIERRE ROTTET
Aurais-tu l’amabilité de me communiquer par modem les nouvelles suivantes ?
Merci d’avance. Genève: les catholiques doivent avoir une place
naturelle… (15/09) La mission chrétienne vue par un jésuite indien
(18/09) Pas d’eucharistie à la prochaine assemblée du COE (19/09)
nnnn



