Bruxelles: L’ACAT fait part de ses inquiétudes au Conseil européen

«L’Europe admettra-t-elle une Turquie où l’on torture ?»

Bruxelles, 5 décembre 1999 (APIC) La section belge de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT) estime «tout à fait prématuré» de reconnaître à la Turquie un statut de candidat à l’adhésion à l’Union Européenne. Elle exprime ses plus vives inquiétudes au Conseil européen qui pourrait les 10 et 11 décembre prochains accorder à la Turquie le statut officiel de candidat à l’adhésion à l’Union Européenne.

C’est du moins l’espoir des autorités turques. Or, précise encore l’ACAT belge, «la situation des droits de l’homme est toujours très préoccupante en Turquie, où la pratique de la torture, les arrestations, les incarcérations arbitraires et les exécutions extrajudiciaires sont courantes. Sans oublier la confirmation récente par la Cour de Cassation de la condamnation à mort du chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) Abdullah Öcalan.

L’ACAT a écrit ses préoccupations au ministre belge des Affaires étrangères. La Fédération internationale d’ACAT a également écrit dans le même sens au président du Conseil européen et à la présidente du Parlement européen

Le parlement européen a répété il y a quelques jours à la Turquie qu’elle devait faire des progrès en ce qui concerne les droits de l’homme pour pouvoir prétendre à se joindre aux Quinze pays de l’Union européenne. Des exigences qui pourraient peut-être commencer à porter des fruits. Le Premier ministre turc, Bulent Ecevit, a en effet déclaré samedi que la Turquie pourrait «bientôt» abolir la peine de mort afin de pouvoir entrer dans l’Union européenne. (apic/cip/ap/ba)

5 décembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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