rouvrira ses portes en 94 sur un avenir oecuménique

Bruxelles: l’église royale Sainte-Marie (291293)

Bruxelles, 29décembre(APIC) Fermée au public depuis 1966, l’église Sainte-Marie, à Bruxelles, rouvrira ses portes l’an prochain, sans doute à la

fin de l’été. Après de longs travaux de restauration perturbés par un incendie, l’église plus que centenaire connaîtra aussi une nouvelle jeunesse

en s’ouvrant résolument au culte et aux initiatives de diverses Eglises

chrétiennes. En ouvrant ses portes sur un avenir oecuménique.

Depuis le 13 août dernier, et deux jours avant qu’on ne fête les 140 ans

de l’édifice, l’église Sainte-Marie a enfin retrouvé la lanterne supérieure

de son dôme, signe que la restauration est en voie d’achèvement. Cela malgré les tergiversations, les menaces de démolition de l’édifice, avant

d’obtenir le classement du bâtiment en 1976. Initialement prévus pour une

dizaine d’années, ces travaux ont ensuite été considérablement ralentis par

un incendie qui, en 1985, a causé de sérieux dégâts à la restauration entamée.

Dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, l’église érigée pour la paroisse

Sainte-Marie dans l’axe de la rue Royale a été conçue il y a tout juste 150

ans par l’architecte gantois Louis Van Overstraeten. L’église fut inaugurée

le 15 août 1853, mais ne fut achevée que par la pose du dôme dans les années 1880.

Dès la réouverture, à la fin de l’été, l’église retrouvera sa destination première de lieu de culte, mais son champ d’activités sera élargi à

l’espace oecuménique. Les fidèles s’y retrouveront tantôt pour une célébration propre à leur Eglise, tantôt pour une prière commune à plusieurs confessions. Un espace de recueillement accessible à certaines heures sera

aussi aménagé dans les lieux. On espère en outre qu’une communauté oecuménique puisse à l’avenir assurer une présence de prière et de service.

Diverses activités culturelles seront aussi organisées dans cette église

par différentes communautés, en commun ou séparément. Des expositions, concerts ou récitals, conférences, activités de sensibilisation et de solidarité, ainsi que des stands de consultation, de revues et brochures favoriseront la découverte mutuelle. Culte et culture marqueront ainsi les deux

grands axes que se fixent la paroisse et les communautés. (apic/cip/pr)

29 décembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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