Une ancienne Premier ministre devient secrétaire générale

Bruxelles: L’Haïtienne Claudette Werleigh à la tête de Pax Christi International

Bruxelles, 21 novembre 2006 (Apic) Une ancienne Premier ministre haïtienne a été désignée comme prochaine secrétaire générale du mouvement pour la paix Pax Christi International, basé à Bruxelles. Claudette Antoine Werleigh fut en effet ministre des Affaires sociales et des Affaires étrangères dans les années 1990, avant d’être nommée Premier ministre d’Haïti (1995-1996). Elle succède au Belge Etienne De Jonghe, qui prend sa retraite à la fin de l’année 2007.

Claudette Werleigh entrera en fonction en novembre 2007. L’ancienne ministre haïtienne, âgée de 60 ans, a une longue expérience dans les domaines de la paix, de la justice et de la réconciliation par des moyens non-violents.

Elle a été vice-présidente et membre du comité directeur de Pax Christi International de 1992 à 2001. Elle a dirigé plusieurs délégations du Mouvement, notamment lors de la Conférence Mondiale des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme à Vienne en 1993, et lors des missions d’observation au Brésil en 1994 et en Amérique Centrale en 1997.

La future secrétaire générale a acquis un diplôme universitaire en droit et économie, de même qu’une spécialisation postuniversitaire en éducation informelle des adultes. Elle a occupé plusieurs fonctions au sein d’organisations, tant gouvernementales que non-gouvernementales. Depuis 1975, en qualité de secrétaire générale de Caritas Haïti, de coordinatrice régionale pour les Caraïbes de Caritas Internationalis et de membre du comité directeur de Caritas Internationalis, elle a acquis une large expérience en matière de relations avec l’Eglise catholique.

Dès 1990, Claudette Werleigh s’est lancée dans la politique de son pays en devenant ministre des Affaires Sociales et des Affaires Etrangères (de 1990 à 1995), puis Premier ministre de la République de Haïti en 1995 et 1996. Depuis 1999, Claudette Werleigh exerce les fonctions de directeur des «Programmes de transformation des conflits» au sein de l’Institut pour la Vie et la Paix d’Uppsala, en Suède.

Cette personnalité haïtienne dirige les activités de terrain de l’Institut, visant à encourager et à soutenir les initiatives locales de restauration de la paix dans des communautés ravagées par la guerre comme dans la Corne de l’Afrique, au Congo-Kinshasa et au Congo-Brazzaville. Ses activités l’ont menée un peu partout en Amérique latine, dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique et d’Europe de l’Ouest, principalement dans des régions affectées par des conflits.

Plus de 60’000 membres dans 30 pays sur les 5 continents

L’origine de Pax Christi remonte à la Seconde Guerre mondiale, en France, et puise notamment sa source d’inspiration de Mgr Pierre-Marie Théas, évêque de Montauban, dans le Midi de la France. Pendant la guerre, il fut l’un des rares évêques à protester contre la déportation des juifs. La seconde source à l’origine de la fondation de Pax Christi fut l’enseignante Marthe Dortel-Claudot, également du Midi, qui avait constitué vers la fin de la guerre un petit groupe qui se mit à prier avec elle pour la reconstruction de l’Allemagne et pour la paix.

Pax Christi commença à organiser des pèlerinages à Lourdes et des actions pour promouvoir la réconciliation franco-allemande. Pax Christi grandit très vite, et très rapidement des évêques de France et d’Allemagne lui accordèrent leur soutien. Le mouvement regroupe actuellement des religieuses, religieux, prêtres et laïcs de tous les milieux et de toutes les cultures, soit plus de 60’000 membres répartis dans 30 pays des 5 continents. (apic/com/be)

21 novembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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