Taux de chômage plus élevé pour les jeunes travailleuses
Bruxelles: La JOCI proteste contre l’exclusion sociale des femmes dans le monde
Bruxelles, 10 mars 2000 (APIC) Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, la Jeunesse ouvrière chrétienne internationale (JOCI) a réaffirmé mercredi 8 mars, depuis son siège à Bruxelles, sa protestation contre l’exclusion sociale des femmes dans le monde et plus spécialement celle des jeunes travailleuses.
Depuis 1910, le 8 mars a été décrété Journée internationale de la femme, en hommage à des ouvrières de l’industrie textile qui avaient été tuées à New York, le 8 mars 1857 au cours d’une grève déclenchée pour améliorer leurs conditions de travail et pour obtenir le droit de vote. Or, constate Gertraud Langwiesner, secrétaire générale de la JOCI, «actuellement ce sont les jeunes travailleuses que souffrent le plus des conséquences du chômage. A cause d’un taux plus élevé que dans d’autres catégories».
Les femmes se voient ainsi contraintes de travailler dans le secteur informel. Le système éducatif ne permet pas toujours aux jeunes travailleuses de trouver un emploi décent. Parfois même, elles sont carrément exclues du système scolaire. Au Pakistan, par exemple, 40 % des jeunes femmes n’ont pas fréquenté l’école. Les violations des droits des travailleurs sont aussi plus nombreuses dans les usines qui emploient des femmes. S’y ajoute le harcèlement sexuel. Par ailleurs, l’écart entre les salaires des hommes et des femmes est loin d’être résorbéé. Au total, les jeunes travailleuses ne se voient pas offrir les mêmes possibilités que les hommes de développer leurs aptitudes et leurs capacités.
Des pays du Nord comme du Sud sont épinglés par la JOCI dans sa dénonciation des discriminations envers les femmes. Ainsi, en Thaïlande, la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) est surtout organisée dans des usines de vêtements, qui bafouent les droits des travailleuses. Au Pérou et Namibie, mais aussi en Espagne, la JOC veille à rassembler les employées de maison pour les aider à lutter pour de meilleures conditions de travail et pour leur apporter une formation qui leur ouvre diverses possibilités d’emploi.
La formation est aussi une préoccupation majeure de la JOC auprès des travailleuses sans emploi en Allemagne. Aux Etats-Unis, c’est aux côtés des familles immigrées ou réfugiées que la JOC est le plus souvent appelée à mener des actions (apic/cip/ba)



