Bruxelles: «Pax Christi International» plaide pour un statut sur le Kosovo

Un affrontement violent peut encore être évité

Bruxelles, 11 mai 1998 (APIC) Le mouvement catholique international pour la paix, «Pax Christi», se déclare préoccupé par la dégradation de la situation en matière de sécurité au Kosovo. Les populations de la région sont menacées. Les récentes violences à Drenica et dans d’autres parties du Kosovo et les violations des droits de l’homme commises ont conduit à une situation risquant d’élargir encore le conflit, estime-t-il.

Dans un communiqué publié récemment à Bruxelles, «Pax Christi» s’associe aux prises de position de nombreux organismes, gouvernements et ONG. La dégradation de la situation en matière de sécurité menace les populations du Kosovo, de la Serbie et de la région entière. Les récentes violences dans la région de Drenica et dans d’autres parties du Kosovo qui sévissent depuis neuf ans et les violations des droits de l’homme commises ont conduit à une situation risquant d’engendrer un conflit régional plus large encore. Pour «Pax Christi», un affrontement violent peut encore être éviter, bien que le temps pour le réaliser risque de manquer.

Présidé par le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Bruxelles/Malines, «Pax Christi» a le ferme espoir qu’il y a place pour une solution politique non-violente. Il plaide pour des propositions à deux niveaux: une négociation sur le statut du Kosovo et les droits de l’homme. Ces propositions ont été discutées avec de nombreuses organisations civiles tant du côté serbe que du côté albanais, avec lesquelles le mouvement catholique pour la paix a établi des contacts depuis une dizaine d’années.

Sur le statut du Kosovo, «Pax Christi» propose une solution intérimaire valant pour 10 ou 20 ans. Cette dernière offre dans l’immédiat la possibilité d’augmenter la coopération économique de la région avec la communauté internationale de même que son intégration politique dans cette communauté. Elle permettrait à toutes les parties de jeter ensemble les bases d’une solution définitive.

En raison du risque d’extension du conflit, le respect des droits de l’homme ne relève plus des affaires intérieures d’un Etat. «Le refus par les autorités serbes et yougoslaves de toute médiation ou intervention étrangère se comprend difficilement», dit «Pax Christi». Il recommande notamment des sanctions qui affectent directement les dirigeants, mais pas la population elle-même. Autre proposition, des efforts accrus pour surveiller les frontières de l’Albanie et de la Macédoine pourront empêcher par exemple l’importation d’armes dans la région. (apic/com/ab)

3 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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