Cri d’alarme de la JOCI:
Bruxelles: Publication d’un document de la JOCI sur le chômage des jeunes
Vers un rassemblement international des jeunes chômeurs
Bruxelles, 9 novembre 1997 (APIC) La Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale (JOCI) s’inquiète du taux de chômage élevé chez les jeunes. Dans un document publié à Bruxelles, elle lance un cri d’alarme et demande aux gouvernements et aux institutions internationales d’intervenir pour un changement radical de politique. La JOCI envisage l’organisation d’une manifestation d’envergure mondiale des jeunes chômeurs et l’adoption d’une convention à l’échelle planétaire
Il est relativement facile de faire connaître et de dénoncer les effets dévastateurs du chômage sur les jeunes comme d’en cerner les causes, fait observer la JOCI. En revanche, il est plus compliqué, voire plus risqué, de proposer des alternatives pour sortir de cette situation dramatique. C’est pourtant le défi que veut relever le mouvement international des jeunes travailleurs dans le document «Nous ne pouvons plus attendre !»
A l’heure où de nombreux experts «prophétisent» la «fin du travail» dans la société postindustrielle et prétendent que le plein emploi est une notion dépassée, le dossier rappelle avec force que le chômage des jeunes n’est pas inéluctable et que des initiatives, qui peuvent paraître dérisoires au départ, peuvent entraîner des changements plus profonds.
Pour le mouvement, il s’agit de créer une société «fondée sur le principe d’interdépendance et de réciprocité et non plus de dépendance à l’égard d’un employeur comme par le passé». Il est évident pour la JOCI que tout cela ne pourra se concrétiser sans l’implication des Etats et des institutions internationales: à eux de veiller à ce que «le marché du travail soit soumis à des lois et des règles éthiques garantissant les droits des personnes, et non aux lois du marché devenues la seule règle de conduite du néolibéralisme à l’heure de la mondialisation».
Convention mondiale et code de conduite
La dernière partie du document propose aux jeunes de se mobiliser sur des objectifs précis: intervenir auprès des employeurs pour préserver les emplois existants et s’opposer aux politiques de privatisation et de diminution des dépenses publiques; faire pression auprès des pouvoirs publics pour obtenir une redistribution équitable du travail et des richesses à travers la reconnaissance d’une nouvelle conception du travail; agir au niveau local et régional pour le lancement de projets communautaires susceptibles de créer de nouveaux emplois.
Pour sensibiliser l’opinion publique et alerter les décideurs économiques et les instances internationales, la JOCI envisage l’organisation d’un Rassemblement international des jeunes chômeurs. Cette manifestation sera l’occasion d’évaluer les actions entreprises et de lancer une campagne internationale qui pourrait aboutir à l’adoption d’une Convention mondiale en faveur d’un travail rémunéré pour tous et d’un Code de conduite visant au respect du droit au travail pour les jeunes. (apic/cip/pr)



