Les Eglises doivent promouvoir les droits des minorités

Budapest: rencontre oecuménique des Eglises (170993)

Budapest/Genève, 17septembre(APIC) Les Eglises ont une responsabilité

particulière dans la promotion de la compréhension entre les populations

majoritaires et les minorités nationales et elles doivent rendre sensibles

leurs fidèles aux problèmes des minorités. Telles sont quelques-unes des

conclusions de la rencontre oecuménique qui a réuni en ce début septembre à

Budapest une centaine de responsables religieux d’une trentaine de pays

d’Europe, du Canada et des Etats-Unis.

Organisé à l’initiative de la Fédération des Eglises protestantes de la

Suisse (FEPS) et du «Programme des Eglises sur les droits de l’homme» dans

le cadre de la CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe), ce rassemblement oecuménique a rappelé que les valeurs chrétiennes

fondamentales dépassent les différences nationales, ethniques et sociales.

C’est là un défi particulier pour les Eglises dont l’identité est, historiquement, fortement liée à une nation, à un pays, à une culture ou à

une langue. Dans de telles situations, il existe un risque de mélanger foi

et nationalisme, notent les responsables religieux présents à Budapest.

Les participants attirent l’attention des gouvernements et des Eglises

sur la situation des minorités ethniques dans les provinces de Volvodine et

du Kosovo, en Albanie, en Serbie, à Chypre, en Turquie, en Irlande, en Urkraine, en Bulgarie, en Moldavie et en Roumanie. Ils s’inquiètent également

de la protection des droits de l’homme des populations réfugiées et déportées dans l’ancienne Union Soviétique et l’ex-Yougoslavie. La Conférence de

Budapest encourage les Eglises à informer le Haut Commissaire aux minorités

de la CSCE sur les situations des minorités et à l’impliquer, comme mesure

préventive, comme médiateur entre les communautés en conflit.

Programme concerté pour lutter contre le racisme

Les Eglises sont invitées à lancer un programme concerté d’éducation et

d’action pour combattre le racisme, la xénophobie et l’antisémitisme. Les

participants ont reconnu la nécessité de mettre davantage l’accent sur les

problèmes de justice économique dans les activités des Eglises en faveur

des droits de l’homme.

La Conférence de Budapest exprime dans ce contexte son inquiétude face à

un développement économique en Europe qui tend à creuser un fossé entre les

pays de l’Est et de l’Ouest. Ce programme des Eglises est commun à la Conférence des Eglises européennes (KEK), au Conseil national des Eglises du

Christ des Etats-Unis et au Conseil canadien des Eglises. (apic/cip/pr)

17 septembre 1993 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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