Buenos Aires: IIIe Rencontre latino-américaine de politiciens sur la famille et la vie
Carlos Menem : «Il n’y a pas de nation sans famille»
Buenos Aires, 5 août 1999 (APIC) La IIIe Rencontre de politiciens et législateurs d’Amérique, organisée par le Conseil Pontifical pour la Famille, s’est tenue du 3 au 5 août à Buenos Aires. Les participants ont discuté du thème «Famille et vie : 50 ans après la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme». Pour l’archevêque de Buenos Aires, Mgr Jorge Mario Bergoglio, les menaces contre la vie et la famille sont les maux «les plus grands de l’histoire» issus de la «culture de la mort» qui caractérise la société.
Parmi les quelque 250 politiciens et législateurs participant à la rencontre figurent l’ancien président de Colombie, Belisario Betancourt, l’ancien chancelier uruguayen Hector Gross Espiell, le deuxième vice-président de la Chambre des Députés du Brésil ainsi que le président argentin Carlos Menem et les deux principaux candidats aux élections présidentielles d’octobre en Argentine.
La défense des faibles
«Un modèle de société dans lequel les puissants dominent, est en train de se profiler, avec une marginalisation et même une exclusion des faibles», a déclaré Mgr Bergoglio. «Je pense aux enfants à naître, victimes sans défense de l’avortement ; aux personnes âgées et aux malades incurables, parfois victimes de l’euthanasie ; et à tant d’autres personnes marginalisées par la société de consommation et le matérialisme». «Ce modèle de société est imprégné par la culture de la mort et contraste par conséquent avec le message évangélique. Face à ce phénomène dévastateur, la communauté ecclésiale essaie de s’engager de plus en plus dans la défense de la culture de la vie».
Le cardinal Alfonso López Trujillo, président du Conseil Pontifical pour la Famille a fait remarquer de son côté que le thème de la rencontre n’intéresse pas seulement l’Eglise mais l’humanité dans son ensemble. «Le monde ne peut pas se déclarer vaincu dans la grande bataille de la dignité humaine», a-t-il poursuivi. Le cardinal a par ailleurs félicité les autorités argentines pour leur décision d’instituer une «Journée de l’enfant à naître» fêtée pour la première fois le 25 mars dernier.
Menem : il n’y a pas de nation sans famille
Le président argentin Carlos Saúl Menem, a qualifié cette rencontre de «fondamentale et vitale», parce que «la famille est l’intérêt primordial, sans lequel il n’y a pas de nation».
Dans un message transmis par le secrétaire d’Etat le cardinal Sodano, le pape Jean-Paul les a encouragé les participants «à renouveler leurs efforts pour promouvoir, notamment dans le domaine politique et législatif, les valeurs fondamentales de la famille, rappelant inlassablement sa dignité transcendante».
«La vie et la famille ne doivent pas être considérées uniquement comme des droits inaliénables de façon isolée, mais comme source et condition des autres droits. La famille, considérée comme une communauté de vie humaine, comme une communauté de personnes unies dans l’amour, constitue le domaine privilégié de tout droit et le domaine qui est à l’origine de tout droit : c’est dans la famille, constituée librement depuis le commencement, que l’on accueille et protège la vie, que l’on vit ensemble et que l’on apprend à vivre sur la base du respect mutuel dans la diversité naturelle et, en même temps, dans le don de soi et la solidarité profonde entre les personnes, encouragée par l’amour» relève le message du pape.
Jean-Paul II dénonce aussi «les attaques contre l’institution familiale» lancées «de manière de plus en plus insidieuse», notamment à travers la tentative «de comparer la famille à d’autres formes d’union et de vie commune qui ne sont pas fondées sur le mariage et qui ne sont pas ouvertes naturellement et de manière inconditionnelle, à la vie». (apic/zn/mp)



