Burgos: action en justice pour expulser les religieuses rebelles
L’archevêque de Burgos, en Espagne, Mgr Mario Iceta a annoncé, le 16 septembre 2024, avoir demandé en justice l’expulsion du couvent des dix anciennes clarisses en rébellion contre le Vatican et excommuniées.
L’affaire a commencé en mai, lorsque les sœurs résidant au couvent de Santa Clara, dans la localité de Belorado, ont annoncé qu’elles rompaient avec l’Église catholique, considérant le pape François comme un ›usurpateur’ et se plaçant sous l’autorité d’un ›évêque’ sédévacantiste.
Malgré les tentatives de de conciliation et les avertissements, les religieuses ont maintenu leur position et, le 22 juin, le diocèse de Burgos a annoncé leur excommunication en leur demandant de quitter le couvent qui est propriété du diocèse.
Après un délai d’attente, les services juridiques du diocèse ont introduit une action devant le tribunal de Briviesca pour demander leur expulsion, a indiqué le diocèse dans un communiqué.
Les dix soeurs excommuniées pour avoir rejoint un schisme n’ont plus de titre légal pour habiter le monastère qu’elles occupent, explique Mgr Iceta. L’archevêque indique aussi avoir appris que les soeurs avaient tenté de transformer la structure juridique de leur couvent en association civile pour mettre toutes les propriétés et biens à leur nom mais ont essuyé un refus du ministère de l’intérieur de les inscrire au registre.
Mgr Iceta assure enfin les clarisses de la disponibilité de l’Eglise à les «aider sur le chemin du retour à la communion ecclésiale, où elles seront accueillies avec délicatesse et miséricorde».
Bras de fer immobilier
Outre l’aspect religieux, le conflit remonte à une affaire immobilière. En 2020, les moniales avaient conclu un accord avec le diocèse voisin de Vitoria pour acheter le couvent d’Orduña, mais faute de payer les traites, la vente a finalement été annulée. Selon les moniales, la transaction a été bloquée depuis Rome, qui a interdit la vente d’un autre couvent sensée financer cet achat. (cath.ch/ag/mp)





