Bilan positif

Burkina Faso: 90 ans de présence des Soeurs Missionnaires Notre Dame d’Afrique

Ouagadougou, 8 décembre 2002 (APIC) Les Soeurs Missionnaires Notre Dame d’Afrique (Smnda) du Burkina Faso ont célébré, le 3 décembre 2002, les 90 ans de leur présence dans le pays. Les huit soeurs françaises qui ont fondé l’Eglise locale et introduit le christianisme dans le pays, y ont débarqué le 3 décembre 1912.

L’apprentissage de la langue locale du Mooré a été la première occupation des religieuses. S’en est suivie, la formation manuelle des jeunes filles catéchumènes. «De 1918 à 1957, 760 ouvrières ont été ainsi formées à l’ouvroir de tapis que l’équipe de missionnaires avait mis en place». Cet ouvroir a donné naissance, en 1968 au Centre de Formation Féminine et Artisanal du Burkina Faso (Cffa), a rappelé la Soeur Jeannette Tremblay, une missionnaire, dans une contribution publiée dans le quotidien «Sidwaya» du 3 décembre 2002.

En 1921, les Soeurs ont fondé la première école pour garçons de familles chrétiennes. «Des personnalités marquantes de la vie nationale du pays dont le cardinal Zoungrana sont sorties de cette école». Par la suite, elle a été ouverte à tous les garçons, devenant de fait une école primaire. Les Smnda ont depuis permis l’ouverture de diocèses, construit des dispensaires, des écoles, formé nombre de religieux et de religieuses catholiques. Au plan socio-économique, elles interviennent encore aujourd’hui dans la lutte contre la pauvreté, en soutenant des projets socio-économiques et en assistant les populations locales à leur réalisation.

En 1967, elles étaient 21 soeurs infirmières, enseignantes, kinésithérapeute, catéchiste, entre autres, en activités au Burkina Faso. Mais aujourd’hui, leur nombre a diminué. «A Ouagadougou, nous ne sommes que sept soeurs de nationalités différentes», a souligné Jeannette Tremblay. Elles font de l’animation missionnaire et vocationnelle, du travail de bibliothèque, de l’enseignement catéchétique dans les paroisses et collèges, de la comptabilité, du journalisme. Elles accompagnent des mères en difficultés et disposent de maison provinciales dans divers endroits du pays.

«Après 90 ans de présence dans ce pays, la joie que nous avons au coeur est d’avoir vu naître sur ce coin de terre d’Afrique, trois congrégations de religieuses complètement autonomes et qui sont à leur tour missionnaires, d’autres femmes et d’autres hommes qui ont su prendre des responsabilité dans tous les domaine», a conclu Soeur Jeannette Tremblay. (apic/ibc/sh)

8 décembre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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