Burkina Faso: Les «mangeuses d’âmes» trouvent refuge
auprès des Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique
Recrudescence de la «chasse aux sorcières» en Afrique
Ouagadougou, 26 janvier 1998 (APIC) Quelque 300 «mangeuses d’âmes», presque toutes des vieilles femmes, ont trouvé accueil et dignité dans un centre géré par les Missionnaires de Notre-Dame d’Afrique (Soeurs Blanches), à la périphérie de Ouagadougou, au Burkina Faso.
Veuves, femmes seules ou pauvres, étrangères: ce sont elles qui sont le plus souvent accusées de sorcellerie ou d’avoir provoqué la mort de quelqu’un. Elles deviennent alors facilement les boucs émissaires de chefs de villages ou de sorciers qui, ayant identifié la «coupable», détruisent sa maison et la chassent du village. D’où leur nom de «mangeuses d’âmes»
Au Burkina Faso comme dans d’autres pays africains, cette recrudescence du phénomène de la chasse aux sorcières dénote une aggravation des conditions économiques et de la crise sociale. (apic/cip/bim/pr)



