Pas de rapatriements forcés vers le Burundi, demande le HCR

Burundi: 42 personnes massacrées dans une église, 60 réfugiés rapatriés assassinés

Genève/Bujumbura, 27 mai 1997 (APIC) Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Genève a demandé mardi aux pays voisins du Burundi de ne pas rapatrier contre leur gré les réfugiés burundais. En effet, leur sécurité n’est pas garantie, comme en témoignent les derniers massacres perpétrés dans un camp de regroupement près de Ndava, dans la province de Cibitoke, à environ 45 kilomètres au nord de la capitale Bujumbura, où 60 personnes ont trouvé la mort.

Selon les informations communiquées par le HCR, l’attaque du centre de regroupement – où vivent sous la protection de l’armée gouvernementale des populations locales hutues et des réfugiés rapatriés des pays voisins – remonte au 19 mai déjà. Une autre personne a été tuée mardi. Le HCR affirme que ces camps n’offrent plus aucune protection aux rapatriés, étant donné qu’ils sont devenus la cible des attaques des rebelles.

Le directeur de la Protection internationale des réfugiés du HCR, qui a visité la semaine dernière le Burundi et la République démocratique du Congo, demande par conséquent aux autorités du Congo (où se trouvent de 20 à 40’000 réfugiés burundais), de Tanzanie (330’000 réfugiés) et du Rwanda (7’000) de garantir aux réfugiés le droit de rester et de ne pas les rapatrier pour le moment.

Carnage dans une église pentecôtiste

D’après des informations diffusées mardi par la radio d’Etat burundaise, un carnage a été perpétré dans une église pentecôtiste à Muhuta, au sud de Bujumbura, au cours duquel 42 personnes de la communauté ont trouvé la mort. Un porte-parole de l’armée a toutefois démenti les informations de la radio, affirmant qu’il n’avait pas connaissance de l’existence d’un massacre à Muhuta. Selon des estimations de l’ONU, la guerre civile au Burundi a déjà fait quelque 150’000 morts depuis 1993. (apic/kna/hcr/be)

9 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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