Peine capitale pour l’assassin d’un volontaire italien

Burundi: Deux condamnations à mort prononcées en quelques heures

Bujumbura, 19 octobre 2000 (APIC) L’assassin du Frère Antonio Bargiggia, volontaire laïc italien abattu le 3 octobre dernier sur la route de Mutoyi à Bujumbura, à environ 70 kilomètres de la capitale, a été condamné à la peine capitale. Quelques heures après, une autre condamnation à mort tombait, contre un militaire également, pour l’assassinat de la directrice de l’école paramédicale de Gitega,

Le verdict a été prononcé mardi par le Conseil de guerre de Gitega. Le condamné à mort est le soldat Napoléon Manirakiza, déserteur du 25e bataillon commando, déjà impliqué dans une affaire de vol d’argent.

Le Conseil de guerre a également condamné à la prison à perpétuité Marcien Ndihokubwayo et Jean-Pierre Bukuru, complices de l’assassin, pour tentative de vol à main armée. Quant au chauffeur de l’automobile utilisée pour l’agression de Frère Antonio, il a écopé d’une peine de 20 ans de réclusion.

Des représentants de la société civile contactés par l’agence Misna, reconnaissant la rapidité de la procédure judiciaire, regrettent le recours à la peine de mort, contraire au principe évangélique du respect à la vie.

Le Frère Antonio Bargiggia avait 43 ans et était originaire de Milan. Il appartenait à l’Association religieuse «Amis des pauvres», approuvée par le cardinal Carlo Maria Martini, archevêque de Milan, et soutenue par l’organisation non gouvernementale Vispe (Volontaires italiens solidarité pays émergents).

Le procès relatif à l’assassinat de la directrice de l’école paramédicale de Gitega, Caritas Nahimana, et de ses deux fils, commis quelques heures après le celui du Frère Antonio, s’est également conclu mardi. L’accusé, le sergent René Rukemanganizi, a été condamné à mort pour meurtre avec préméditation. (apic/cip/pr)

19 octobre 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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