Burundi:
Bruxelles, 4novembre(APIC) «Les responsables de l’Eglise et des
congrégations religieuses au Burundi ne semblent pas encore prêt à aborder
franchement et ouvertement le problème ethnique». Tel est l’avis du Père
Emmanuel Ntakarutimana, assistant du maître général des dominicains pour
l’Afrique. Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Bujumbura, reconnaît de son
côté que c’est «toute l’Eglise qui doit aborder le problème et en accepter
les conséquences». Les deux hommes, tous les deux hutus, développent la
question de l’apprentissage de la démocratie au Burundi dans deux
interviews publié par la revue missionnaire italienne «AlfaZeta».
Pour le Père Emmanuel Ntakarutimana, la hiérarchie catholique avait
plutôt misé lors de élections de juin dernier, sur le major Pierre Buyoya,
président sortant, et sur le parti UPRONA (union pour le progrès national,
parti de la minorité tutsi au pouvoir). De fait, rappelle le dominicain, le
leadership au sein de l’Eglise catholique appartient aux tutsi qui ont
entre leurs mains les services interdiocésains. La victoire du FRODEBU
(Front pour la démocratie au Burundi) et avec elle l’arrivée de hutus à
des postes à responsabilité
dans le nouveau gouvernement, a été une surprise pour l’Eglise qui a
manifesté alors une certaine froideur.
Pour A. Tosolini, directeur d’»AlfaZeta» et auteur des interviews, ces
hésitations sont apparues vlairement durant les jours tragiques du
coup d’Etat. le premeir évêrque à intervenir publiquement fut Mgr Joseph
Nduhirubusa, évêque de Ruyigi, alors en voage en Europe. ce dernier
demandait l’intervention immédiate d’eune force internationale pour
faire cesserr les massacres et permettre le retzour du gouvernement
légitime. ce n’est que cinq jours après le putsch que les responsables
des Eglise chrétiennes ont lancé un appel commun. Appel qui condamnait le
coup d’Etat mais sans mentionneraucunement le non du président et des
ministres assassinés.



