C’est dans une Basilique Notre-Dame de Lausanne bondée que Mgr Bernard Genoud a été accueilli officiellement, mercredi 8 septembre, par les catholiques du Pays de Vaud. Le clergé vaudois était presque au complet. Plusieurs représentants d’autres Eglises é

Le ton de la célébration a d’emblée été donné par le nouvel évêque lui-même. «Vous savez que je suis né à Châtel-Saint-Denis, dernier village vaudois du canton de Fribourg ou inversement, c’est selon. Je suis donc très heureux d’être reçu ici en voisin. Vous me dites votre amitié, je vous redis ma tendresse», a répondu Mgr Bernard Genoud à la présidente du Conseil de l’Eglise, qui lui souhaitait la bienvenue.

Des paroles «chocs»

Dans son message d’accueil, Béatrice Vaucher, n’a pas pratiqué la langue de bois. «Bien au-delà de cette visite inaugurale, nous espérons vous voir accomplir un ministère de présence, a-t-elle demandé. Entraînez-nous sans tarder à nous réveiller, pour que nous devenions ensemble, sur le pas de Jésus, des éveilleurs». Et d’ajouter: «Père évêque, osez bousculer aussi bien les soi-disant infrangibles lourdeurs vaudoises que les non moins fameuses inerties de l’institution ecclésiastique universelle et locale». Des propos écoutés avec beaucoup d’attention par l’intéressé et ses deux auxiliaires – Mgr Pierre Bürcher et Mgr Pierre Farine – mais aussi par les représentants d’autres Eglises, conscients que ces dernières doivent véritablement reformuler leurs liens avec la société et avec l’Etat, particulièrement dans ce canton.

Outre le pasteur Jean-Paul Perrin, président du Conseil syndodal de l’Eglise évangélique réformée, des personnalitéés de l’Eglise orthodoxe russe, de l’Eglise anglicane et de la communauté islamique avaient tenu à s’associer à cette fête, organisée en grande partie par le Vicariat épiscopal, jour de la Nativité de la Vierge Marie.

Joie et espérance

Au cours de son homélie, Mgr Bernard Genoud a du reste beaucoup évoqué la patronne de la paroisse Notre-Dame, bien que s’étant surtout arrêt sur l’évangile du jour. Il a rappelé jusqu’où étaient allés la virginité de Marie et l’amour de Joseph. Il a insisté sur la relation mystique qui les unissait, «sous peine de ne rien comprendre». Revenant par ailleurs sur sa devise épiscopale, «Ma grâce te suffit», le nouvel évêque diocésain a tenu à laisser, au millier de fidèles venus le rencontrer, un formidable message d’espérance et de joie: «Même si parfois il nous arrive de nous traîner par terre, ou même dans la boue, comme de pauvres oiseaux blessés, nous n’en restons pas moins faits pour les grands espaces, où sa grâce peut nous soulever, quand Il voudra, comme Il voudra, si nou le laissons faire». La messe terminée, un apéritif fraternel a été servi sur le parvis de l’église. Là encore, Mgr Bernard Genoud n’a négligé personne, adressant un petit mot à chacun. (apic/id/mp)

9 septembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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