C’est un «don» de l’Esprit Saint
Rome: Le célibat n’est pas imposé pour accéder au sacerdoce, selon Mgr Versaldi
Rome, 29 avril 2011 (Apic) Dans son édition du 28 avril 2011, «L’Osservatore Romano» a précisé que le célibat sacerdotal était un «don de l’Esprit Saint» et n’est pas imposé par l’Eglise. Selon le quotidien du Vatican, «l’inadéquation de la formation sacerdotale» et «les erreurs dans le discernement» sont les principaux responsables des problèmes d’infidélité aux promesses et des scandales chez les prêtres.
En «une» du quotidien, Mgr Giuseppe Versaldi, archevêque d’Alessandria (Italie) a tout d’abord rappelé que le Concile Vatican II (1962-1965), puis le Code de droit canonique de 1983, confirment que le célibat est un «don de l’Esprit» et que le lien entre sacerdoce et célibat existe selon la loi dans l’Eglise latine.
«La loi canonique de 1983 sur le célibat des prêtres n’altère pas le sens du célibat comme charisme venant de l’Esprit, mais limite l’accès au sacerdoce à ceux qui, par un bon discernement, sont dotés de ce don précieux», écrit le prélat italien. Ce dernier affirme encore que «personne ne peut prétendre être appelé au sacerdoce sans le discernement de la part de l’Eglise, qui établit les critères objectifs pour vérifier l’aptitude au ministère». Par conséquent, dans l’Eglise latine, depuis le IVe siècle jusqu’à aujourd’hui, personne ne peut prétendre être appelé au sacerdoce, s’il n’est pas aussi appelé au célibat par l’Esprit.
«Le célibat n’est imposé à personne pour accéder au sacerdoce et personne ne peut se sentir privé du droit à accéder au sacerdoce s’il n’a pas aussi reçu le don du célibat», juge Mgr Giuseppe Versaldi.
Infidélité et scandales
Selon l’archêque, «le bien fondé du lien entre sacerdoce et célibat étant indiscutable, la racine des problèmes d’infidélité aux promesses et les scandales passés et actuels chez les prêtres s’explique dans la majeure partie des cas par l’inadéquation de la formation sacerdotale, le manque de volonté de suivre le Christ après l’ordination ou encore les erreurs dans le discernement, lorsque quelqu’un qui n’a pas le double appel au sacerdoce et au célibat est considéré comme apte».
Et de conclure: «Plus que tout autre chose, il semble nécessaire de rendre la formation humaine et spirituelle plus efficace, de ne pas négliger le discernement et la formation permanente des prêtres».
Défier les mentalités
Un mois auparavant, «L’Osservatore Romano» avait déjà consacré sa «une» au même sujet, donnant la parole au cardinal Mauro Piacenza, préfet de la Congrégation pour le clergé. Le prélat regrettait lui aussi que le débat sur le célibat des prêtres se rallume de façon périodique.
Il avait invité l’Eglise à ne pas se laisser «conditionner ou intimider par ceux qui ne comprennent pas le célibat sacerdotal et voudraient modifier la discipline ecclésiastique, au moins en ouvrant des fissures». Pour le cardinal, il convient de «retrouver la conscience motivée que notre célibat défie la mentalité du monde en mettant en crise son sécularisme et son agnosticisme». (apic/imedia/cp/nd)



