«C’est un pape qui incarne la simplicité»

Afrique: L’élection du nouveau pape suscite joie et espoir

Dakar, 15 mars 2013 (Apic) L’élection du pape François à la tête de l’Eglise catholique, a suscité joie et espoir en Afrique où cette élection a été saluée comme un vent nouveau venant du sud. Même si le cardinal Jorge Maria Bergoglio n’est pas de leur continent, les Africains se réjouissent que l’Eglise catholique soit dirigée pour la première fois par un pape venu d’un pays du sud.

Les médias d’Afrique n’ont pas été en reste dans la couverture de l’élection du nouveau pape. Depuis plusieurs jours, ils consacrent de larges plages au conclave qui a précédé cette élection. Radio France internationale (RFI), très suivie en Afrique francophone, a organisée jeudi 14 mars une émission spéciale.  De nombreux religieux africains y sont intervenus, et se sont félicités de ce choix qu’ils ont considéré comme «une ouverture sur le monde».

  A l’Eglise Saint Jean de Cocody, à Abidjan, en Côte-d’Ivoire, prêtres et religieuses ont suivi en direct sur une chaîne de télévision catholique câblée l’annonce du nom du nouveau pape. «C’est d’abord la joie, l’émotion. Tout le monde est content qu’on ait un chef qui nous dirige», s’est exclamé l’un des prêtres, le Père Clavey.

  Les prêtres avaient mis le champagne au frais, puis à l’annonce de la nouvelle, au moment de la messe du soir, ils se sont empressés de la diffuser dans le quartier, aux paroissiens, en sonnant les cloches. Dans une église, un prêtre a révélé le nom du nouveau pape. Il a été applaudi par les fidèles. Puis, le prête a déclaré à la correspondante locale de RFI : «Nous allons prier pour lui, afin qu’il puisse diriger l’Eglise qui est tant bousculée et tant critiquée».

  La plupart des catholiques rencontrés à Abidjan ont salué «cette élection rapide» du pape, ce qui leur a fait oublier «le goût amer» provoqué par la démission surprise de Benoît XVI.

 A la paroisse Jean XXIII de Ouagadougou, au Burkina Faso, les fidèles chrétiens ont accueilli également avec joie l’élection de Jorge Mario Bergoglio à la tête de l’Eglise catholique. Pour de nombreux fidèles, l’origine du nouveau pape est sans importance. Ils souhaitent par contre sa participation dans la résolution de certains conflits.

Un pape qui incarne la simplicité

 C’est «un pape qui incarne la simplicité», a relevé le père Zoufo Alexis Dembele, enseignant  à l’Université catholique de Bamako, la capitale du Mali, tout en ajoutant: il est «issu de l’hémisphère sud et de ses chantiers».

  Pour Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, en République centrafricaine, c’est «un pape des pauvres». En prenant le nom de François, le cardinal Jorge Bergoglio a voulu témoigner de son attachement à saint François d’Assise, qui s’était engagé en faveur des plus pauvres.

  De son côté, Denis Kima, président de l’Association des scouts du Burkina-Faso, a déclaré : c’est «un pape modeste qui a choisi le nom de François».

  Professeur à l’université Marien Ngouabi de Brazzaville, au Congo, Lecas Atondi Momondjo, a espéré que le nouveau pape venu d’Amérique latine puisse «insuffler un discours social plus fort». (apic/ibc/cw)

15 mars 2013 | 10:17
par webmaster@kath.ch
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