Entre le luxe et les villas pour milliardaires

Californie: L’Eglise épiscopale vient en aide aux marginalisés d’Hollywood

Cincinnati, 16 décembre 2004 (Apic) L’Eglise épiscopale – anglicane – des Etats-Unis se mobilise pour venir en aide aux plus pauvres et aux marginalisés d’Hollywood, bien présents au milieu du luxe et des fastes de cette ville. Un défi que lance maintenant depuis 100 ans cette Eglise, sans faire de cinéma.

Au centre de la capitale américaine du cinéma, lieu connu pour son extravagance, son opulence et les stars de cinéma, les Eglises épiscopales de Saint-Thomas et de Saint-Etienne viennent en aide aux sans-abri, aux personnes âgées, aux séropositifs, aux immigrants hispanophones et aux travailleurs pauvres.

L’Eglise épiscopale (anglicane) des Etats-Unis célèbre cette année le centième anniversaire de son ministère paroissial à Hollywood, en Californie. «Je pense que la présence de l’Eglise est le meilleur don qu’elle puisse faire à toute communauté, y compris Hollywood», relève Ian Elliott Davies, prêtre en charge de Saint-Thomas. «Nous ne sommes pas ici pour prêcher, ni pour taper sur leur tête avec la Bible. Nous sommes ici pour être simplement ce que nous sommes – noirs et blancs, riches et pauvres, homosexuels et hétéros».

La mission épiscopale a commencé à Hollywood en 1897. Saint-Etienne a ouvert ses portes en 1904 et Saint-Thomas 16 ans plus tard. Avec 250 membres actifs, Saint-Etienne distribue chaque samedi le petit déjeuner à plus de 200 sans-abri. «Le ministère de l’Eglise auprès des homosexuels est tout à fait remarquable», explique Gabriel Paul, administrateur de la paroisse de Saint-Thomas. «Mais c’est notre action auprès des sans-abri qui lance vraiment un défi à l’éclat et au luxe que représente Hollywood».

Paroissiens célèbres

A Beverly Hills, tout près, entre villas et piscines pour milliardaires, se trouve l’Eglise épiscopale de Tous-les-Saints, qui a ouvert ses portes en 1929. Elle a compté des paroissiens aussi célèbres que Doris Day ou Fred Astaire. «Nous sommes à Beverly Hills, mais nous ne sommes pas de Beverly Hills», lance Chrissy Brant, membre de longue date de l’Eglise et assistant du prêtre. «Nous célébrons un rite ancien qui parle aux générations modernes. Nombreux sont ceux qui viennent prier mais restent pour la communauté qu’ils ont trouvée ici».

Pendant plus de 30 ans, la paroisse de Saint-Etienne a bénéficié de la générosité de Cecil B. De Mille, réalisateur de films qui fut à la tête des studios Paramount. Fils d’un prédicateur laïcs de l’Eglise épiscopale, Cecil B. De Mille a produit entre autres «Le roi des rois» (1927), pour lequel on rapporte qu’il aurait utilisé quelque 480 kilomètres de pellicule, «Le signe de la croix» (1932), Samson et Dalila (1949), et son oeuvre finale «Les dix commandements (1956). (apic/eni/pr)

16 décembre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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