Rome: Le patriarche de Jérusalem s’adresse aux autorités égyptiennes
Calmer les esprits et donner confiance aux chrétiens
Rome, 13 octobre 2011 (Apic) Mgr Fouad Twal, patriarche de Jérusalem, a confié à l’agence I.MEDIA que les autorités civiles et les musulmans d’Egypte doivent faire des «efforts» pour donner confiance aux chrétiens égyptiens. Il a exprimé sa satisfaction suite à l’accord conclu entre Israël et le Hamas, libérant le soldat franco-israélien Guilad Shalit.
«Nous sommes tous concernés par ce qui se passe en Egypte», a confié le patriarche d’origine jordanienne. «Les autorités doivent faire un effort pour calmer les esprits et les musulmans doivent faire un effort pour donner confiance aux chrétiens». En visite à Rome avec les membres de la Conférence des évêques latins des régions arabes (Celra), du 11 au 13 octobre, le patriarche de Jérusalem est revenu sur les affrontements meurtriers du 9 octobre, au Caire, qui ont fait 25 morts et 329 blessés.
Interrogé sur l’échange de l’otage Guilad Shalit, retenu depuis 2006 par le Hamas à Gaza, contre 1’027 détenus palestiniens en Israël, Mgr Twal s’est dit «satisfait de cette libération». Il a rappelé les «9’000 ou 10’000 prisonniers palestiniens en Israël».
Le patriarche latin de Jérusalem a qualifié la demande de reconnaissance par l’ONU, faite par le président palestinien Mahmoud Abbas il y a trois semaines, de «gain politique». «On ne peut pas créer un nouveau statu quo en Palestine, a-t-il prévenu, soulignant que Benoît XVI partageait sa vision d’une ’solution à deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité’».
Lors de son séjour romain, le patriarche latin de Jérusalem devait rencontrer Benoît XVI, les responsables de la Conférence épiscopale italienne (CEI) et le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Tarcisio Bertone.
Ce n’est pas une question religieuse
Dans son édition du 13 octobre, «L’Osservatore Romano» a évoqué «l’inquiétude des prélats catholiques de rite latin pour le climat brûlant de ces dernières semaines, qui risque de décevoir les espoirs suscités par le ’Printemps arabe’».
«Les chrétiens ont peur. En Egypte, comme en Irak, en Syrie et au Yémen, on vit sous une chape de tension permanente», a confié Mgr Camillo Ballin, secrétaire général sortant du Celra, au quotidien du Vatican. «Nous autres chrétiens d’Egypte avons besoin du soutien de l’Eglise universelle, des institutions et de toutes les personnes de bonne volonté, afin que les droits de l’homme et ceux des minorités religieuses soient respectés», a déclaré à «L’Osservatore Romano» le vicaire apostolique d’Alexandrie, Mgr Adel Zaki. Pour lui, «la question n’est pas religieuse». (apic/imedia/cp/ggc)



