Vive protestation du mufti général
Cameroun: La Célébration de l’Aïd el-adha a été renvoyée de mardi à mercredi
Yaoundé, 12 février 2003 (APIC) Le mufti général du Cameroun proteste contre les autorités politiques du pays. Il est mécontent du report de mardi à mercredi de l’Aïd al adha, sur ordre du gouvernement.
Le Cameroun, pays francophone de 15 millions d’habitants à 22% musulmans, devait célébrer hier mardi la fête musulmane du sacrifice de mouton, en même temps que d’autres pays musulmans du monde. Or, cette date coïncide avec la fête nationale de la jeunesse. Les médias du pays, cités par l’AFP, rapportent que c’est pour éviter une collusion de ces deux événements que le gouvernement a fait reculer d’un jour la fête musulmane.
Des fidèles se sont félicités de ce report. Il permettra, à leur avis, d’éviter de minimiser l’importance de leur fête religieuse. En plus, l’Aïd al adha est célébrée mercredi dans de nombreux autres pays, notamment d’Afrique de l’Ouest. Malgré tout, le cheikh Mounir, président du Conseil National Supérieur des Cultes Musulmans du Cameroun, a exprimé sa colère face à cette décision gouvernementale. Dans une déclaration à l’AFP, il reproche à cette mesure d’être une «décision politique» qui «bafoue la religion musulmane et sabote la fête».
Le Cameroun est souvent confronté à des querelles religieuses internes. Elles opposent les musulmans modérés aux islamistes. Ces derniers sont essentiellement des jeunes cadres formés dans les écoles ou instituts des pays arabes du Golfe. (apic/ibc/bb)



