Fraudes électorales en question

Cameroun: Le gouvernement réfute les accusations des évêques sur les élections

Yaoundé, 2 octobre 2002 (APIC) Le gouvernement camerounais a réfuté mercredi 2 octobre les accusations formulées par la Conférence épiscopale sur l’organisation des élections législatives partielles du 15 septembre. Les évêques du Cameroun avaient alors dénoncé les fraudes dans le système électoral du pays.

Répondant aux critiques de l’épiscopat local dans un communiqué daté du 1er octobre, le gouvernement affirme avoir «systématiquement pris, au fil des consultations électorales, les dispositions requises afin que celles-ci revêtent un caractère sincère, libre et transparent».

Le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la Décentralisation souligne «l’irrévocable engagement et la ferme détermination du président Paul Biya d’instaurer et d’approfondir dans notre pays un système démocratique digne d’un Etat moderne».

Les évêques avaient condamné le fait que les observateurs catholiques n’aient pas été accrédités lors du scrutin. Le ministre a répondu que le choix des observateurs «non prévus par la législation électorale en vigueur» est opéré «exclusivement sur le fondement de critères objectifs, au rang desquels l’envergure du scrutin concerné, ainsi que la laïcité de l’Etat inscrite à l’article 1er de la Constitution».

Ce n’est pas la première fois que les prélats du Cameroun critiquent les activités du gouvernement de Yaoundé. Peu après les élections tenues fin juin, la conférence épiscopale, au même titre que la société civile et l’opposition, avait dénoncé des violations de la liberté de vote. (apic/misna/mmm)

2 octobre 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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