Les communautés religieuses montent au créneau

Cameroun: Les unions libres prennent une ampleur inquiétante dans le pays

Yaoundé, 28 janvier 2007 (Apic) Les unions libres prennent une ampleur inquiétante au Cameroun, au point d’interpeller les communautés religieuses et même le gouvernement.

Les imams, pasteurs et prêtres du Cameroun dénoncent en effet cette vague d’unions libres et encouragent les couples à se marier. Selon le quotidien «Cameroon tribune», les communautés religieuses ne cessent d’appeler les jeunes couples non mariés, mais vivant ensemble, à officialiser leurs unions. Le gouvernement, de son côté, a lancé au début du mois de janvier, une opération d’officialisation des unions libres surnommés dans le pays : «Viens, on reste».

Le phénomène qui se développe dans le pays, suscite l’inquiétude. Le 11 janvier dernier, Suzanne Mbomback, la ministre de la Promotion de la femme et de la famille a organisé un mariage, inédit de 50 couples qui vivaient longtemps ensemble. L’Etat leur a donné l’occasion d’officialiser leur union.

L’un des objectifs de cette initiative, était la lutte contre le concubinage, considéré comme un «frein à l’épanouissement» total.

Pour l’abbé Guy Marcel Enganabissen, curé à la cathédrale Notre-Dame-des-Victoires de Yaoundé, l’Eglise catholique mène dans le cadre de la lutte contre le concubinage, un travail de sensibilisation auprès de ses fidèles. Elle leur enseigne l’importance du mariage, «conséquence du baptême».

«Malheureusement, dit-il, pour contracter un mariage religieux, il faudrait d’abord être marié civilement. Et de ce côté-là, les prêtres ne peuvent pas grand-chose». «Après avoir eu l’aval de l’état civil et éventuellement l’aval coutumier, nous essayons autant que faire se peut de rappeler aux chrétiens les obligations de leur baptême », ajoute le prélat.

Chez les musulmans, le pratique d’union libre est en revanche quasiment inexistante. Selon un responsable musulman, Cheikh Hamadou Banoufé, secrétaire permanent du Conseil des Ulémas (érudits en droit musulman) au Cameroun, en islam, il n’est pas permis à un homme et à une femme d’avoir des rapports sexuels avant le mariage ou de vivre en couple sans être mariés. (apic/ibc/pr)

28 janvier 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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