Dégager une vision claire du développement

Cameroun: Les universités catholiques d’Afrique centrale et de Madagascar en conclave

Yaoundé, 25 avril 2004 (Apic) L’Association des Universités et Instituts Catholiques d’Afrique Centrale et de Madagascar (Asunicam) a entamé le 22 avril à Yaoundé, les travaux de son assemblée générale ordinaire. Ces assises, qui se tiennent jusqu’au 25 avril, portent sur les «progrès et défis de la coopération inter universitaire», a rapporté le quotidien «Cameroon Tribune».

La session, qui se tient dans les locaux de l’Université Catholique d’Afrique Centrale (Ucac), permettra aux participants de poursuivre la réflexion engagée il y a deux ans à Johannesburg, sur de la contribution scientifique et éthique des universités catholiques à la prospérité et au développement de sociétés africaines.

Oscar Eone Eone, recteur de l’Ucac, l’a rappelé, à l’ouverture. «Les universités catholiques africaines devraient coordonner leurs activités de recherche à la seule fin de dégager une vision claire du développement tel que perçu par elles en ces moments de globalisation, a-t-il déclaré. Selon lui, l’Asunicam est prête relever le défi. «Nous réfléchissons aux problèmes actuels qui concernent l’Afrique. Je pense notamment au problème épineux du développement de notre continent et au Nepad. Il ne s’agit pas ici d’une question ou d’un dossier réservé aux seuls gouvernants».

Maurice Tchuente, ministre de l’enseignement supérieur, a déclaré que ces préoccupations «se situent en droite ligne de celles du gouvernement camerounais dans le cadre de la finalisation du Document de Stratégie sectorielle de l’Enseignement Supérieur». La coopération universitaire nationale, sous- régionale et internationale occupe une place de choix dans ce projet, a-t-il indiqué, appelant à l’établissement de partenariats pour bénéficier de la réserve mondiale des savoirs. Selon lui, ce partenariat permettra aux universités africaines d’hisser le continent «au niveau des autres régions du monde».

Selon les statistiques internationales de 1996, en Afrique l’accès à l’enseignement supérieur est inférieur à 5%, alors que la moyenne mondiale est de 16%. (apic/ibc/bb)

25 avril 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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