Canada : Campagne catholique «pour les soins palliatifs et contre l’euthanasie»
Ottawa, 11 octobre 2014 (Apic) L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), lance une campagne «pour les soins palliatifs et contre l’euthanasie». Soutenue par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), cette campagne sur le web cherche à provoquer le réveil chez les personnes, indique au service d’information Proximo Michèle Boulva, directrice de l’organisme.
«Je crois qu’à l’heure actuelle, il y a encore beaucoup de personnes qui sont inconscientes que la loi sur la fin de vie a été adoptée au Québec», explique Michèle Boulva. La campagne vise d’abord les catholiques. « Il y a un travail énorme pour faire comprendre aux laïcs leur rôle dans le monde, et l’un de ceux-là, c’est certainement d’intervenir dans les débats publics si importants pour leur avenir», soutient la directrice.
Pour elle, il existe en outre une confusion dans les termes. La loi parle de «l’aide médicale à mourir» mais il s’agit de la définition de l’euthanasie. «Il faut que les catholiques entendent l’appel du pape François à prendre soin des autres, à s’occuper des autres, à accueillir et accompagner l’autre dans ses souffrances. La compassion, ce n’est pas d’éliminer l’autre», s’insurge-t-elle.
Un défi plus large pour l’Église catholique
La directrice de l’OCVF reconnaît que de nombreux catholiques ne partagent pas nécessairement le point de vue de l’Église sur cette question. Le président de la conférence épiscopale Mgr Paul-André Durocher, a tenu à souligner l’aspect «positif » de la campagne. Il souhaite qu’elle soit davantage l’occasion d’éduquer que de condamner.
«C’est une campagne positive de formation des catholiques sur les soins palliatifs. Nous voulons que tous comprennent bien ce que propose l’Église. Cela s’accompagne d’un engagement des catholiques face à la souffrance et la mort, un engagement particulièrement important au Québec », ajoute-t-il.
Au Québec, le projet de loi 52 sur les soins en fin de vie a été adopté au début de l’été. L’épiscopat québécois a dénoncé le projet à plusieurs reprises au cours des dernières années, sans parvenir à influencer fortement les décideurs politiques. (apic/proximo/mp)



