Les premières lignes directrices publiées en 1992 déjà
Canada: L’Eglise catholique canadienne crée un groupe de travail sur les abus sexuels
Ottawa, 17 décembre 2003 (Apic) L’Eglise catholique du Canada annonce la création d’un groupe de travail sur la question des abus sexuels commis par des membres du clergé. La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) rappelle qu’en 1992 elle est devenue la première conférence épiscopale au monde à publier des lignes directrices en cette matière.
Comme annoncé à l’occasion de l’Assemblée plénière 2003 de la CECC, les évêques canadiens ont complété la composition d’un Groupe de travail qui révisera les grandes orientations de l’Eglise catholique canadienne en matière d’abus sexuels commis par des membres du clergé.
Depuis plus d’une dizaine d’années, les lignes directrices – ce document phare est intitulé «De la souffrance à l’espérance» – auront permis aux diocèses du Canada de se donner les normes les plus appropriées répondant aux standards de l’époque à l’égard du traitement des cas d’abus sexuels, souligne la CECC. A l’aide de cet outil, les diocèses canadiens ont ainsi pu établir des politiques concernant les abus sexuels commis par des membres du clergé et mettre sur pied des programmes pastoraux pour accompagner les victimes et leurs proches.
Révision du document «De la souffrance à l’espérance»
Document de référence en ce domaine tant au Canada qu’à l’étranger, «De la souffrance à l’espérance» servira de base pour les travaux du nouveau Groupe de travail qui, dans un premier temps, en fera la révision complète sur la base des expériences des diocèses et des développements mondiaux dans ce domaine.
En outre, les 11 membres du Groupe étudieront tout particulièrement les éléments suivants: les environnements sécuritaires pour le travail pastoral, particulièrement en ce qui a trait à la protection des enfants, la transparence et l’imputabilité. Cette étape accomplie, le comité fera par la suite des recommandations quant à d’éventuels changements aux politiques générales, au développement de ressources nécessaires et au suivi à faire dans le but de prévenir les situations où des abus pourraient survenir dans l’avenir.
Des experts pluridisciplinaires
Dans le but de réaliser son mandat, le Groupe de travail pourrait avoir recours à l’opinion d’experts, rencontrer des victimes ou des agresseurs et aussi recommander l’élargissement de son rôle. Un rapport final devrait être déposé d’ici la fin de 2004. Mgr James Weisgerber, archevêque de Winnipeg, et Mgr Eugène Tremblay, évêque auxiliaire à Québec, présideront les travaux de cette équipe spéciale. Ils seront appuyés par un comité pluridisciplinaire de neuf autres membres (expert en matière de protection de la jeunesse, avocat, canoniste, psychologue, pédo- psychologue) laïcs et ministres ordonnés. (apic/cecc/com/be)




