Eliminer la discrimination raciale et religieuse

Canada: La Conférence des évêques catholiques se penche sur le racisme

Ottawa, le 21 mars 2004 (Apic) A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le 21 mars, les Commissions épiscopales des affaires sociales et du dialogue interreligieux de la Conférence des évêques catholiques du Canada publient un message sur le racisme. Elles exhortent les fidèles à lutter contre le racisme et la xénophobie.

La Commission épiscopale des affaires sociales et la Commission épiscopale du dialogue interreligieux de la Conférence des évêques catholiques du Canada déclarent, dans leur «message» à l’occasion du 21 mars 2004, Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, vouloir «reconnaître l’immense richesse apportée par les différences culturelles et religieuses au sein de nos communautés». Elle souhaitent «promouvoir le respect, l’harmonie et la tolérance entre tous».

Les évêques canadiens rejettent «toutes les formes de racisme et de discrimination fondées sur la race ou la religion» et affirment être «très conscients, à la lumière des médias, des rapports des autorités policières et selon les communautés autochtones amies, noires, juives et musulmanes, entre autres, que différents incidents raciaux et la discrimination sous différentes formes sévissent actuellement».

Le racisme au Canada

Les évêques rappellent que «le racisme n’est pas un phénomène nouveau au Canada». Et que «l’expérience des Noirs et des Asiatiques, en particulier, arrivés au pays depuis des générations, illustre clairement ce triste fait».

Dans leur communiqué, les évêques affirment encore : «Les catholiques pensent qu’entretenir des attitudes ou des comportements qui manifestent de la discrimination raciale ou religieuse est un péché contre l’enseignement même du Christ, pour qui toute personne est notre prochain» La discrimination fondée sur la religion étant également considérée comme «une offense contre la dignité de la personne».

Ils poursuivent, citant le Conseil pontifical pour la justice et la paix, dans son document préparatoire à la Conférence mondiale contre le racisme, à Durban, en Afrique du Sud, en 2001: «L’Eglise s’attache surtout à changer les mentalités racistes, y compris à l’intérieur de ses propres communautés».

Le communiqué des évêques déclare encore que «le dialogue interreligieux et les contacts respectueux avec les gens des autres religions sont les voies privilégiées par les catholiques. Celles-ci contribuent à la promotion de relations plus justes».

Les évêques souhaitent, «comme le stipulait la Conférence de Durban, que soit portée une attention particulière à l’éducation des enfants et des jeunes aux valeurs de solidarité, de respect et au sens positif de la diversité». Ils ajoutent que «pour faire face à ce phénomène, l’Eglise possède de vastes ressources d’éducation et de formation à tous les niveaux». Il est fait en outre appel aux parents et aux professeurs pour combattre le racisme et la xénophobie en inculquant des attitudes positives basées sur la doctrine sociale catholique».

Le rôle des médias catholiques

Les évêques engagent aussi «les médias catholiques à devenir proactifs en diffusant les points de vue des minorités visibles afin de mieux comprendre leurs préoccupations. «Les images, la musique, les différents produits, même les styles de vie qui sont promus par les médias ont un impact significatif, en particulier chez les jeunes. Les autorités publiques ont la responsabilité de s’assurer que les messages racistes et les stéréotypes discriminatoires ne soient pas propagés par ces derniers».

S’agissant d’Internet, les évêques précisent que ” l’usage grandissant de l’Internet et la difficulté spécifique de limiter l’accès à une aussi énorme quantité d’informations représentent de tous nouveaux défis. Néanmoins, le travail avec les médias est primordial. Il permet d’éliminer les messages véhiculant le racisme et la discrimination et donne une voix aux communautés sous-représentées».

Les évêques se penchent encore sur la politique d’immigration canadienne et rappellent «qu’il existe à l’heure actuelle des réalités encore plus dramatiques, telle celle de millions de personnes à travers le monde, qui endurent des situations sordides où elles sont forcées de vivre dans des camps de réfugiés». Les évêques appellent le Canada à fournir «un surcroît de fonds au Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés et aux organismes non-gouvernementaux, comme la Commission internationale catholique pour l’immigration».

On peut trouver le message complet sur le site internet de la Conférence des évêques catholiques du Canada: http://www.cecc.ca/ (apic/com/vb)

21 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!