Devant la Cour Suprême du Canada

Canada: La Conférence des évêques juge anticonstitutionnelle une redéfinition du mariage

Ottawa, 5 octobre 2004 (Apic) La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) juge anticonstitutionnelle la redéfinition du mariage voulue par le gouvernement fédéral canadien. Ce dernier propose d’y inclure les unions de personnes de même sexe.

Durant les audiences qui débuteront le 6 octobre à la Cour suprême du Canada, la CECC fera valoir que la définition traditionnelle du mariage est constitutionnelle. Elle estime que la redéfinition que propose le gouvernement fédéral pour y inclure les unions homosexuelles ne l’est pas.

La CECC s’est vu accorder le statut d’intervenant par le plus haut tribunal du pays appelé à se prononcer sur l’avant-projet de loi du gouvernement fédéral concernant la redéfinition du mariage. Selon la Conférence épiscopale, la proposition gouvernementale entraînerait deux graves préjudices.

Une orthodoxie politique contraire à la liberté de conscience et de religion

Premièrement, une pareille légalisation éliminerait l’intérêt public qui consiste à protéger et à promouvoir l’institution du mariage. En effet, selon l’argumentation de la CECC, le mariage protège et promeut la famille traditionnelle au profit des générations d’enfants présentes et à venir, et par conséquent, pour le bénéfice de l’ensemble de la société.

Deuxièmement, estime la CECC, ce projet de loi imposerait une orthodoxie politique contraire à la liberté de conscience et de religion. La reconnaissance du mariage entre conjoints de même sexe consisterait essentiellement à obliger le respect et l’approbation morale de la relation sexuelle sous-jacente, affirment les évêques canadiens. «Afin de satisfaire à cette exigence, nombre de Canadiennes et de Canadiens seraient contraints de faire fi de leurs convictions religieuses». (apic/ccec/be)

5 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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