Un mur de la honte à l’entrée même de Bethléem
Canada: La Conférence épiscopale dénonce l’isolement des Palestiniens
Ottawa, 5 mars 2003 (Apic) Dans un appel adressé le 5 mars au premier ministre Jean Chrétien, la Conférence épiscopale canadienne (CECC) dénonce le «mur de la honte» qui isole les Palestiniens et atteint maintenant Bethléem. Elle appelle le gouvernement de son pays à agir afin d’éviter «la prise en otage» de la ville natale du Christ.
«En raison de la décision d’Israël, 60 familles, près de la Tombe de Rachel, qui est un lieu sacré juif, ont été encerclées, isolées et privées de tout service; elles n’ont qu’une petite entrée, à travers un mur de huit mètres de haut, qui isolera aussi la ville de Bethléem de Jérusalem et des autres Territoires», dénonce Mgr Jacques Berthelet, évêque de Saint-Jean- Longueuil et président de la CECC. «Les habitants de Bethléem et particulièrement les chrétiens, se voient ainsi encerclés, menacés par une mort lente et forcé de quitter les lieux», poursuit le prélat, qui a constaté la situation de visu en janvier dernier, en compagnie d’autres délégués des Conférences épiscopales d’Europe et d’Amérique.
L’évêque canadien déplore également la situation «catastrophique» des Territoires palestiniens. Celle-ci se traduit, pour Mgr Longueuil, par «plus de morts, plus d’oppression au nom de la sécurité, plus du chômage (65% dans la Bande de Gaza, 50% dans les territoires palestiniens, 11% en Israël), plus d’émigration, plus de points de contrôles, une implantation accrue des colonies juives dans les territoires palestiniens, moins de liberté de mouvements, plus d’attentats-suicide, moins d’espoir, moins de confiance mutuelle».
Le président de la Conférence épiscopale canadienne appelle le gouvernement de son pays à agir afin qu’une «solution puisse être trouvée à ce conflit et que soient évités les actions et les projets aussi humiliants qu’irrespectueux». (apic/com/bb)



