Canada: Le cardinal Jean-Claude Turcotte réclame un débat national sur le mariage «gay»
Avalisé début décembre par la Cour suprême du Canada
Montréal, 20 décembre 2004 (Apic) Le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, réclame un débat national sur le mariage «gay» qui vient d’être avalisé au début du mois par la Cour suprême du Canada. Il souhaite une discussion généralisée avant que le gouvernement fédéral ne fasse des propositions.
Le cardinal Turcotte, opposé aux mariages entre conjoints de même sexe, en accord avec la doctrine de l’Eglise catholique, a demandé au gouvernement fédéral à Ottawa d’attendre la tenue d’un vaste débat social avant de légiférer sur la question du mariage homosexuel. Pour l’archevêque de Montréal, la société doit pouvoir mesurer tous les aspects d’une éventuelle loi fédérale permettant cette union d’un genre nouveau.
Certes, a-t-il admis, l’aspect juridique de la question a été clarifié par la Cour suprême, mais Ottawa devrait maintenant se mettre à l’écoute de la population. Le cardinal Turcotte a souligné que la plupart des pays n’avaient pas légalisé les mariages gays. Il affirme que les citoyens canadiens prenant la défense du mariage traditionnel sont très courageux, étant donné qu’ils courent le risque de passer pour des individus refusant d’»évoluer».
Les députés feraient erreur en légalisant les mariages gays
Depuis un certain temps déjà, les évêques catholiques du Canada réaffirment publiquement leur opposition au projet fédéral de reconnaissance des mariages de conjoints de même sexe. La Conférence des évêques estime que les députés feraient erreur en légalisant les mariages gays. Ils estiment qu’il ne faut pas confondre égalité et uniformité. Ils estiment qu’il n’est pas discriminatoire de traiter des réalités différentes de manière différente, et réclament la tenue d’un «vote libre» permettant à tous les députés de voter selon leur conscience.
Les évêques catholiques soutiennent que le mariage est une alliance d’amour entre un homme et une femme – relation capable d’engendrer la vie. Les buts fondamentaux du mariage, rappellent-ils, «sont le bien du couple, la procréation et l’éducation des enfants, et ils sont nécessaires à la survie de la société». Et de rappeler que le mariage entre un homme et une femme est un élément fondamental de la stabilité sociale et de la vie familiale. «A titre d’institution sociale, le mariage est ordonné au bien commun et non aux droits individuels», soulignent-ils dans une Déclaration publiée début décembre. (apic/cecc/pcan/be)



