Canada: Le parlement adopte la loi sur les mariages homosexuels
«Une étape regrettable», affirme l’Eglise catholique
Ottawa, 29 juin 2005 (Apic) Le parlement canadien a adopté mardi soir 28 juin à Ottawa un projet de loi autorisant le mariage des couples homosexuels. L’Eglise catholique réagit vivement face à cette «étape regrettable», qui ne reconnaît pas «la relation unique et privilégiée d’un homme et d’une femme dans le mariage».
Le texte a été adopté par 158 voix contre 133 lors du vote en troisième lecture. Si le Sénat adopte à son tour ce projet en juillet (une formalité selon les observateurs), le Canada sera le troisième pays au monde à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe. Jusqu’à maintenant seuls les Pays-Bas et la Belgique (mais sans droit à l’adoption) autorisent le mariage homosexuel, alors que l’Espagne s’apprête à le faire.
L’Eglise catholique, par une prise de position signée de Mgr Brendan M. O’Brien, archevêque de St. John’s et président de la Conférence des évêques du Canada, a immédiatement réagi à ce vote. C’est «l’avenir du mariage comme institution sociale fondamentale qui est en jeu, de même que l’importance pour la société du rôle irremplaçable d’un mari et d’une épouse dans la conception et l’éducation des enfants», affirment les évêques. «C’est leur alliance qui garantit un environnement stable à la vie de famille, une continuité entre les générations et des modèles parentaux impliquant un père et une mère».
La Conférence épiscopal dénonce une «dangereuse dégradation des valeurs communes soutenues par les Canadiens et les Canadiennes», qui «s’observe aussi dans la croissance des échecs matrimoniaux et du nombre d’avortements, et dans la décroissance du nombre de naissances».
Les évêques catholiques canadiens demandent au Sénat de «considérer avec prudence les diverses conséquences sociales, religieuses, légales et civiles du Projet de loi C-38» et de permettre «au plus grand nombre de Canadiens et de Canadiennes de toutes les régions du pays et de tous horizons sociaux et culturels qui ont de sérieuses réserves au sujet de ce projet de loi, d’exprimer leur point de vue». (apic/ag/com/bb)



