Inclure les partenaires de même sexe dévalorise le mariage
Canada: Les autorités religieuses dénoncent l’avant-projet de loi sur le mariage
Ottawa, 20 juillet 2003 (Apic) Les autorités religieuses canadiennes tirent à boulets rouges sur l’avant-projet de loi sur le mariage. Catholiques, musulmans, orthodoxes, hindouistes et dirigeants de diverses confessions chrétiennes s’opposent à son ouverture aux couples de même sexe. Selon eux, une telle décision dévaloriserait le mariage traditionnel.
«Changer la définition du mariage en l’ouvrant aux personnes du même sexe entraînera une diminution importante de la valeur du mariage traditionnel comme étant la base de la famille et une institution essentielle pour l’équilibre et le bien-être de la société», affirme une coalition interreligieuse dans une lettre adressée le 18 juillet au Premier ministre Jean Chrétien.
Signé notamment de Mgr Marcel Gervais, Archevêque d’Ottawa, de l’imam Gamal Solaiman, de la Communauté musulmane d’Ottawa, du Pandit Madhu R. Sahasrabudhe, du Temple hindou d’Ottawa Carleton Abdul Rashid, et de plusieurs autres dignitaires religieux, le message insiste sur le mariage traditionnel comme fondement de la société. Les responsables religieux réfutent qu’il soit discriminatoire de refuser le droit au mariage pour les couples homosexuels. Au contraire, «changer la définition du mariage pour y inclure les couples de même sexe est discriminatoire envers le mariage traditionnel et le prive de son statut et de sa reconnaissance légale en tant que fondement unique et irremplaçable de la société», selon eux. Les signataires demandent au Premier ministre «d’éviter de laisser la convenance politique dicter la redéfinition du mariage».
La famille, fondement unique de la société
Dans un message diffusé le 17 juillet, la Conférence épiscopale canadienne (CECC) se dit «déçue de l’avant-projet de loi sur le mariage». Elle continue «de promouvoir la définition traditionnelle du mariage qui est l’union stable d’un homme et d’une femme à l’exclusion de toute autre personne et s’oppose à celle libellée dans l’avant-projet de loi». Les évêques canadiens la jugent «discriminatoire par rapport au mariage hétérosexuel et à la famille, qui se trouve ainsi privée de la reconnaissance sociale et législative comme fondement unique et irremplaçable de la société.» (apic/com/bb)



