Le processus de désendettement est lent, estiment-ils
Canada: Les évêques demandent une hausse de l’aide au développement
Winnipeg, 6 octobre 2000 (APIC) Les évêques canadiens demandent au Fonds monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale (BM) une accélération du processus de désendettement des pays les plus pauvres et une augmentation de l’aide au développement.
En marge des assises conjointes du FMI et de la BM à Prague, les prélats demandent une accélération du processus de désendettement et une augmentation de l’aide au développement. «L’appel que vous avez lancé lors de vos assises, à Prague, en faveur d’un moratoire sur le remboursement de la dette des pays les plus pauvres est une mesure que le Gouvernement du Canada devrait mettre en œuvre sans délai», écrivent-ils en s’adressant au ministre canadien des finances, Paul Martin. «Pareille initiative représenterait un pas de plus vers l’annulation des dettes des pays les plus pauvres, geste que prônent déjà depuis plusieurs années les chefs d’Eglises et l’Initiative œcuménique canadienne pour le Jubilé», écrit Mgr James Weisgerber, archevêque de Winnipeg.
Les évêques éprouvent néanmoins «une certaine frustration devant la lenteur avec laquelle on procède à l’annulation de la dette». Ils comprennent que «l’allégement de la dette ne pourra à lui seul atténuer la pauvreté dans les pays les plus pauvres et qu’il doit s’accompagner d’une hausse marquée de transferts d’aide au développement outre-mer, comme l’a proposé le Premier Ministre, cet été, lors du sommet du G-8 à Okinawa». (apic/cip/zn/fm)



