Canada: Les évêques dénoncent la pilule du lendemain

Non à la «promotion de l’avortement»

Rome,

(APIC) Les évêques canadiens s’opposent à l’expérimentation de la pilule abortive RU 486 qu’ils qualifient de «promotion de l’avortement».

«La pilule du lendemain est une drogue fatale qui cause la mort de l’enfant à naître et fait courir de sérieux risques aux femmes». Telle est l’argumentation développée par la Conférence des évêques catholiques du Canada dans une lettre dénonçant l’approbation par le gouvernement de tests cliniques sur la pilule abortive RU-486.

Test sur mille Canadiennes

Dans une lettre adressée au Ministre canadien de la Santé, Mgr Gerald Wiesner, évêque de Prince George et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, précise que l’épiscopat canadien se réfère à l’arrêt de la Cour Suprême «reconnaissant clairement que l’Etat a intérêt à protéger l’enfant à naître, et que cet intérêt se rapporte à une préoccupation pressante et importante dans une société libre et démocratique».

Au moins mille Canadiennes doivent tester la pilule abortive. «Les scientifiques s’accordent à reconnaître dans l’enfant à naître une entité distincte génétiquement, un être humain unique depuis le moment de sa conception. Cela signifie que ces essais cliniques conduiront à la destruction de 1’000 êtres humains», s’insurgent les évêques.

Les prélats font aussi valoir que «des millions de Canadiens s’opposent à l’avortement au nom de la défense des droits humains des plus faibles, pour des raisons d’ordre scientifique, ou parce que l’avortement est perçu

16 juillet 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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