Les catholiques continueront à s’y opposer
Canada: Mariage homosexuel: réactions des évêques après la décision du sénat
Ottawa, 21 juillet 2005 (Apic) La Conférence des évêques catholiques du Canada a réagi après la décision du sénat canadien d’adopter le mariage entre partenaires de même sexe. La décision a été prise dans la nuit de mercredi. La loi devrait entrer en vigueur la semaine prochaine. Pour les évêques canadiens, la réalité fondamentale et universelle du mariage demeurera toujours l’union exclusive d’un homme et d’une femme pour la vie.
Du point de vue de l’Eglise catholique, écrivent les prélats, la nouvelle loi fédérale dénature les valeurs et les principes moraux. «Les catholiques continueront de s’y opposer et s’assureront que toutes les réglementations provinciales et territoriales concernant la célébration de mariages offrent une protection complète de la liberté de conscience et de religion, telle que garantie par la Charte canadienne des droits et libertés».
Les prélats font remarquer que les Canadiens en général demeurent toujours très divisés à propos du changement de la définition du mariage qui en dénature la signification fondamentale. «Ce débat est loin d’être terminé et il constituera assurément un enjeu clé des prochaines élections fédérales».
Conséquences à l’étude
Pour l’heure, les évêques catholiques du Canada étudieront les conséquences immédiates de ces décisions.
Le projet a été adopté sous les applaudissements par 47 voix contre 21. Il avait déjà passé la rampe le 28 juin au parlement par 158 voix contre 133. Après les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne, le Canada sera le 4e pays au monde à autoriser le mariage entre partenaires de même sexe.
Le 13 juillet dernier, une délégation de la Conférence des évêques du Canada avait rencontré les 12 membres du comité sénatorial des affaires juridiques et constitutionnelles afin de présenter leurs arguments contre l’adoption du mariage homosexuel. Dans un mémoire, ils ont défendu la définition traditionnelle du mariage comme étant «l’union exclusive d’un homme et d’une femme».
Avant d’entrer en vigueur, la loi doit encore passer par une formalité: elle doit obtenir l’aval de la gouverneure générale du Canada. (apic/kna/com/pr)



