Un représentant musulman invité à s’exprimer: une première
Canada: Mgr James Weisgerber élu président de la Conférence des évêques catholiques
Cornwall, 17 octobre 2007 (Apic) Les évêques catholiques du Canada réunis dans le cadre de leur Assemblée plénière annuelle à Cornwall, ont élu mardi Mgr James Weisgerber, archevêque de Winnipeg, président de leur Conférence épiscopale. Il succède à Mgr André Gaumond. Une première lors de cette assemblée, les évêques catholiques ont invité un représentant de la communauté musulmane à s’exprimer.
Dès la fin des présentes assises, Mgr Weisgerber succédera à Mgr Gaumond, archevêque de Sherbrooke, et amorcera un mandat de deux ans comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs. L’archevêque de Winnipeg connaît bien le fonctionnement du Bureau de direction de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) puisqu’il a occupé la vice-présidence vice-présidence.
Les évêques ont également élu les trois autres membres de leur Bureau de direction. Mgr Pierre Morissette, évêque de Baie-Comeau – vice-président – et Mgr James Wingle et Mgr Paul-André Durocher.
Pour la première fois de l’histoire de leur Assemblée plénière annuelle, les évêques catholiques ont invité un représentant de la communauté musulmane à s’adresser à eux en ouverture de la seconde journée. Ce temps est habituellement réservé à un leader religieux non catholique.
Dans son intervention, mardi l’Imam Zijad Delic, directeur général du Congrès islamique canadien, a insisté sur les nombreuses similitudes qui existent entre les deux grandes religions, dont celle qui consiste à partager un héritage commun de la foi en un seul Dieu. Il a convié les leaders religieux à être des disciples de la réconciliation et de la compréhension en ces temps de mondialisation. «Comme membres de la famille humaine, et bien sûr comme croyants, a-t-il déclaré, les musulmans et les catholiques sont tenus de s’engager pour le bien commun, la justice et la solidarité».
L’Imam Delic a estimé que les communautés musulmanes et catholiques doivent promouvoir le pardon. «C’est une composante essentielle de nos relations, autant présentes que futures, comme le suggérait le pape Jean Paul II. Pas de paix sans justice. Pas de justice sans miséricorde».
L’invité de marque de la CECC a conclu en mentionnant aux évêques l’importance de l’ouverture qui se traduit par «une porte ouverte, une main ouverte, un coeur ouvert, un esprit ouvert et même un credo ouvert». (apic/com/pr)



