Le mariage, institution entre personnes de sexe opposé

Canada: Pour les évêques, le mariage est un bien irremplaçable pour la société

Ottawa, 14 février 2003 (APIC) «Le mariage: un bien irremplaçable pour la société», c’est le titre d’une déclaration de la conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) diffusée le 13 février. Mgr Gaumond, leur porte-parole, a insisté pour maintenir le mariage comme «institution entre personnes de sexe opposé».

Mgr Gaumond, archevêque de Sherbrooke, s’est adressé hier au nom de ses confrères évêques aux membres du Comité permanent de la justice et des droits de la personne. Ce groupe est chargé de recueillir les témoignages de la population canadienne dans le cadre d’une consultation publique du ministère fédéral de la Justice qui se penche sur la redéfinition du mariage.

Les évêques canadiens insistent sur le fait que «les exceptions n’invalident pas la preuve d’une règle; et les pratiques individuelles ne déterminent pas les raisons d’être d’une institution telle que le mariage – institution jouant un rôle de société aussi fondamental que ce dernier». Quels que soient les courants idéologiques, les tendances sociales de l’heure et les nouvelles possibilités des technologies, il demeure que la réalité biologique inhérente au mariage entre une femme et un homme, à savoir qu’un enfant puisse être conçu, reste inchangée, soulignent les évêques.

Mgr Gaumond a également rappelé que le clergé catholique célèbre environ 35’000 mariages chaque année. «Le mariage est un engagement public, contracté entre une femme et un homme, qui est chargé d’un sens profond dans toutes les croyances religieuses. Pour les catholiques, le mariage est aussi un sacrement qui signifie l’union du Christ et de l’Eglise». C’est la raison pour laquelle, selon l’Eglise catholique, il ne peut être célébré qu’entre partenaires de sexe opposé.

Dans leur prise de position, les évêques canadiens ont non seulement vanté le mariage dans son aspect religieux, mais ont également mis en relief ses dimensions anthropologique, personnelle et sociale. Le message lancé aux membres du Comité est on ne peut plus clair. «Au sein de notre société, les couples mariés jouent un rôle fort utile pour tout le monde et très singulièrement différent de tous les autres types de rapports personnels étroits. Nous vous pressons fermement de maintenir cette distinction pour le bien de tous les Canadiens et Canadiennes», a déclaré Mgr Gaumond.

Un état de vie bénéfique aux couples, aux enfants et à la société

L’autre représentante de la CECC, Marlene Smadu, qui siège au Bureau de direction de l’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF), a renchéri en faisant valoir le caractère unique du mariage entre une femme et un homme. «Nous croyons que le mariage est un état de vie unique, bénéfique aux couples, à ses futurs enfants et à la société».

Réfutant les prétentions que d’accorder le mariage à des conjoints de même sexe n’affecterait en rien le sens que la société donne à cette institution, Marlene Smadu, croit plutôt qu’une telle modification de la loi par le gouvernement pourrait avoir des conséquences importantes sur la société. «Il importe d’étudier les lois non seulement en fonction de leur incidence sur les individus mais également en fonction de leur impact sur le tissu social. Il est important, pour conserver la stabilité de la famille et à toute fin pratique celle de la société, de renforcer l’institution du mariage. Le maintien de la définition du mariage comme advenant entre personnes de sexe opposé est une décision qui confirme le bien commun et garantit le futur de la société», a-t-elle exposé. (apic/zn/bb)

14 février 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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