Quinze pays francophones ne respectent pas la liberté de presse
Canada. VIIIe Sommet de la Francophonie
Paris, 27 août 1999 (APIC) Sur les cinquante-deux Etats participant au Sommet de la Francophonie du 3 au 5 septembre à Moncton au Canada, quinze ne respectent pas la liberté de la presse, indique l’organisation Reporters sans frontières (RSF) Dix-sept journalistes sont actuellement emprisonnes dans cinq pays. Parmi ces journalistes, treize sont des Africains.
Quinze Etats sont incriminés: Burkina Faso, Cameroun, Congo, Cote d’Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Laos, Mauritanie, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Tchad, Togo, Tunisie et Vietnam. La République démocratique du Congo et le Rwanda se distinguent en maintenant en prison respectivement quatre et cinq journalistes. Deux autres pays africains maintiennent également des journalistes en détention: la Tunisie (2) et la Côte d’Ivoire (2).
Pour ce qui est des saisies de journaux, RSF cite entre autre la Tunisie, ou les journaux nationaux se caractérisent par une totale uniformité de ton: les titres étrangers – les seuls à même de pouvoir critiquer le régime en place – sont régulièrement victimes de saisies policières.
Autre exemple, en Mauritanie, les saisies nombreuses et répétées entraînent la lente asphyxie des journaux indépendants. Depuis le mois de novembre 1997, vingt-deux saisies ont touché trois journaux. Parmi ceux-ci, «Mauritanie Nouvelles» a fait faillite en janvier 1998, victime d’un véritable harcèlement administratif. (apic/bia/mp)




